Posted On: July 30th 2026, 07:43 pm
Mi pare che a Marsiglia le cose umane si confondano con le cose non umane.
Ci sono dei grandi graffiti sulle rocce. Se alcune volte sono belli, altre volte sono soltanto nomi o frasi mal scritte. Io, che sono cresciuto in una natura incontaminata, mi sento in dovere di inorridire. Eppure questa vernice rossa sul calcare non ha nulla di innaturale. Sembra essere li con lo stesso diritto con cui le patelle si aggrappano agli scogli. È brutale, certo, ma anche inevitabile.
Marsiglia pare invasa, come il mare inonda la città, la città inonda il mare. Orde di turisti si arrampicano sugli scogli, gli scogli diventano frangiflutti, si erigono calanchi, mattoni sovrapposti gli uni sugli altri che sostengono strade, shawarma ed enoteche.
Mi tuffo in acqua, su degli scogli che mi graffiano il petto, e mi scopro contento di vedere un poco di rosso sulla mia pelle che non brucia mai.
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Il me semble qu’à Marseille les choses humaines se confondent avec les choses non humaines.
Il y a de grands graffitis sur les rochers. Parfois ils sont beaux, parfois ce ne sont que des noms ou des phrases mal écrites. Moi, qui ai grandi dans une nature préservée, je me sens obligé d’en être horrifié. Et pourtant, cette peinture rouge sur le calcaire n’a rien de innaturel. Elle semble être là avec le même droit que les patelles qui s’accrochent aux rochers. C’est brutal, certes, mais aussi inévitable.
Marseille semble envahie, comme la mer inonde la ville, et la ville inonde la mer. Des hordes de touristes escaladent les rochers, les rochers deviennent des brise-lames, des calanques s’élèvent, des briques empilées les unes sur les autres qui soutiennent des routes, des shawarmas et des bars à vin.
Je plonge dans l’eau, sur des rochers qui m’égratignent la poitrine, et je me découvre heureux de voir un peu de rouge sur ma peau qui, elle, ne brûle jamais.