Posted On: August 3rd 2026, 01:59 pm
🇫🇷 l y a plus de deux ans, en plein débat sur la réforme des retraites, déi Lénk avait demandé à la Cellule scientifique de la Chambre des députés de réaliser une étude sur l’espérance de vie des retraités. Aujourd’hui, nous en avons reçu les résultats. Et tout ce que nous redoutions a été confirmé. En France, des chiffres montrent clairement que les personnes ayant exercé des métiers plus pénibles vivent moins longtemps. Nous estimions qu’il était important de disposer également de ces données au Luxembourg, afin que le débat sur la réforme des retraites puisse être mené sur la base d’arguments scientifiques. Nous partions également du principe que les résultats seraient similaires au Luxembourg. Nous avons donc demandé au service scientifique de la Chambre de se pencher sur cette question. Mais dès le départ, un certain malaise s’est fait sentir. L’IGSS a renvoyé à sa propre étude, qui concluait naturellement qu’il n’existait aucune différence entre ouvriers et non-ouvriers en matière d’espérance de vie à la retraite. Nous n’avons cependant pas abandonné, et nous savons aujourd’hui que l’étude de l’IGSS est insuffisante. L’étude de la Cellule scientifique montre que les personnes bénéficiant des pensions les plus élevées vivent en moyenne cinq ans de plus que celles qui perçoivent les pensions les plus faibles. Les inégalités sociales ont donc aussi des conséquences sur l’espérance de vie. Pour déi Lénk, plusieurs conclusions s’imposent. La réforme des retraites a été une erreur, parce qu’elle ne tient pas compte de ces inégalités sociales. Le relèvement de l’âge de départ à la retraite constitue une injustice sociale qui frappe avant tout celles et ceux qui exercent les métiers les plus pénibles. Pour garantir durablement le financement des retraites, il aurait été plus juste de supprimer le plafond des cotisations. Enfin, les retraités doivent être protégés contre la pauvreté par une augmentation de la pension minimale.