Posted On: September 17th 2026, 02:05 pm
🇫🇷En juillet, à Esch, rue du Curé Jacques Kayser, quatre ménages ont dû quitter leur maison sur décision du bourgmestre Christian Weis, car, en raison de la longue période de sécheresse, le sol s’est rétracté, provoquant ainsi des fissures dans les façades. Les 15 personnes concernées n’ont reçu aucun hébergement d’urgence de la part de la Ville d’Esch. L’un des ménages concernés doit actuellement payer à la fois un hôtel et son prêt. Selon la commune, la loi prévoit que ces logements d’urgence sont uniquement destinés aux locataires dans certains cas précis. Les personnes de la rue du Curé Jacques Kayser sont donc laissées à leur sort, alors qu’elles ne sont pas responsables de leur malheur. De son côté, la commune se retranche derrière une mauvaise loi. Pour déi Lénk, il est clair que le logement est un droit et que chaque commune doit avoir l’obligation de mettre un logement à disposition des personnes en situation de détresse sur son territoire. La Constitution dit d’ailleurs dans son article 40 : « L’État veille à ce que toute personne puisse vivre dignement et disposer d’un logement approprié. » C’est pour cette raison que Marc Baum et David Wagner ont fait pression en posant des questions, aussi bien à la Chambre qu’au conseil communal d’Esch. Comment est-il possible que ces personnes n’aient pas reçu d’hébergement d’urgence ? Dans le contexte du changement climatique, existe-t-il un risque aigu que davantage de maisons présentent de telles fissures ? Comment les enfants des ménages concernés sont-ils pris en charge ? Ne faut-il pas améliorer la législation afin d’éviter de telles situations ? Mais quelles que soient les réponses de l’échevinage et du ministère du Logement, ou ce que prévoit la loi, il est inadmissible que les pouvoirs publics, qu’il s’agisse de l’État ou de la commune, abandonnent tout simplement des personnes en détresse à leur sort. La réaction de la commune est tout simplement une honte. déi Lénk exigent que ces personnes soient aidées immédiatement et qu’un hébergement leur soit mis à disposition par la commune.