6 days agoLa répartition des subventions n'est pas égalitaire. Alors ? Sauvons le livre ou sauvons ceusses qui profitent largement des subventions ? La coupe budgétaire sur les subventions, la fin du CNL, font hurler certains qui sont les premiers bénéficiaires de cette manne financière, d'où cette campagne qui tend à tromper le monde du livre, car si nous réfléchissons bien à travers les arguments avancés, si nous voulons vraiment sauver la lecture, n'existe-t-il pas un moyen plus radical ? Celui qui dirige l'enfant vers la lecture ? Et par quel biais ? La rencontre avec l'auteur. La rencontre directe avec le livre. Les interventions scolaires sont donc une voie unique pour attirer l'enfant vers la lecture. Mais reprenons, Les libraires se retrouvent face à un déclin des ventes. Les salons se vident de visiteurs. Les bibliothèques ne sont que l'interface qui permet de lire gratuitement, offrant un espace ludothèque pour attirer l'enfant. Les subventions aident les éditeurs, des libraires, créent des résidences d'auteur-es sous des conditions strictes, excluant une partie importante de professionnels du livres ( dont les premiers touchés, les écrivains indés pros ). Donc Les subventions ne sont pas égalitaires. Est-ce normal ? J'ai prôné, il y a peu de temps, pour la constitution d'un fonds de solidarité alimenté par les 3% sur la vente du livre d'occasion. Ce fonds devant être réservé pour les interventions scolaires, sous la condition qu'aucun acteur pro du livre ne doit être exclu. Être une aide pour les plus précaires. Un soutien pour nos filières. Mais... tiens... qu'entends-je sinon le silence ? Alors oui, sauvons le livre, car c'est par le livre que se construit la lecture. Mais en revenant sur ce principe fondamental que nul ne doit être rejeté par son statut. #jesuislelivre et en j'en suis fier Cordialement
7 days agoDans la même veine, j'ai bossé en médiathèque pendant près de deux ans. Cette tendance de baisse des budgets pour la culture se voit aussi à l'échelle des petites communes. Le budget alloué par la mairie à la médiathèque avait baissé de 5% en un an dans un context d'inflation où le prix des livres augmentent. Donc forcèment, on achète moins et on se concentre sur ce qui fonctionne au détriment d'histoires considérées comme "de niches" ou des auteurs encore inconnus du grand public... C'est triste :(
