Les rĂ©fĂ©rences cachĂ©es dans le clip ON FĂY. de
@mathisoneblaze part #2
đ”đœđŽđœ 5. Le lien entre les gĂ©nĂ©rations
Le plan avec la mamie, le papy et moi au milieu nâest pas anodin.
Il symbolise la nécessité de recréer du lien.
Lien entre les générations.
Lien entre les époques.
Lien entre les courants artistiques.
Lien entre les cultures.
Lien entre les milieux sociaux et professionnels.
Les problÚmes du rap créole ne sont pas isolés.
Ils reflÚtent des fractures plus larges dans notre société.
Si aujourdâhui les artistes manquent dâindustrie et de modĂšle Ă©conomique, ce nâest pas uniquement de leur faute. Il y a aussi un manque venant de la sociĂ©tĂ© dans son ensemble. Les dĂ©cideurs politiques, les producteurs, les mĂ©dias, les institutions, les artistes eux-mĂȘmes, chacun a une part de responsabilitĂ©.
â ïž 6. La violence sur nos Ăźles
Il y a quelques semaines, un débat posait la question de la responsabilité de la trap et du rap dit « rue » dans la violence en Guadeloupe.
Une chanson violente ne transforme pas mécaniquement un enfant en criminel.
En revanche, grandir dans un environnement marquĂ© par la violence, puis retrouver cette mĂȘme violence omniprĂ©sente dans les contenus culturels, contribue Ă une vision globale du monde.
Le problĂšme nâest pas quâil existe du rap de rue.
Le problĂšme, câest la surreprĂ©sentation dâun seul type de rĂ©cit.
Quand jâai grandi, il y avait de tout.
Du conscient, du comique, de lâamour, de la rue, de lâargent, des histoires, des expĂ©rimentations.
Aujourdâhui, lâoffre semble plus Ă©troite.
Il y a une corrĂ©lation entre lâappauvrissement des propositions et la banalisation dâune vision du monde dure, pessimiste, presque fataliste.
Ce nâest pas une relation simple de cause Ă effet.
Câest un cercle dâinfluences.
Si tu es artiste et que tu proposes autre chose, tu as une responsabilité.
Non de moraliser, mais dâĂ©largir le champ des possibles.