Dimanche soir, à la Vaudoise Arena de Lausanne. Le tatami se replie. Et je crois qu’on vient de vivre un format qui va faire école.
Le Grand Slam de Lausanne restera dans l’histoire du judo mondial : c’est le premier événement du circuit IJF à réunir para-athlètes et athlètes valides au sein de la même compétition. Environ 900 athlètes, dont 300 en para-judo, venus de plus de 50 pays.
Sept médailles pour nos judokates françaises ce week-end. Une vraie fierté. Chez les hommes, pas de podium cette fois : un point de travail clair avant Bakou.
J’étais sur place tout le week-end, à suivre chaque combat. Et je n’étais pas seul : toute une communauté française avait fait le déplacement pour soutenir l’équipe.
Ce qui m’a marqué, ce n’est pas que le tableau des médailles. C’est de voir un para-judoka et un athlète du circuit mondial s’échauffer côte à côte, dans la même salle, avec la même exigence.
Ce format n’est pas un coup d’essai. Lausanne compte le reproduire, et il pourrait bien devenir une référence pour d’autres Grands Slams.
Ces rendez-vous internationaux, ce n’est pas que du sport. Ce sont aussi des occasions de construire des projets et des partenariats pour France Judo.
Diriger une fédération, c’est accepter, un jour, de changer le format quand il ne suffit plus à représenter ce qu’on veut incarner.
Autre annonce forte de ce week-end : les Championnats du monde 2028 se disputeront ici même, à Lausanne, quelques semaines avant les Jeux de Los Angeles.
Merci à la Fédération suisse de judo, à son président Sergei Aschwanden, et à l’IJF, pour l’organisation de cet événement.
Ce week-end a aussi servi à ça : préparer les Mondiaux, ajuster nos choix, mesurer où nous en sommes.
Prochain rendez-vous : les Mondiaux de Bakou, du 4 au 11 octobre. Puis Lausanne, à nouveau, avant Los Angeles.
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