Posted On: October 5th 2026, 07:51 pm
« Si je pouvais changer une seule chose dans l’industrie du cinéma, ce serait le rythme de travail.
J’ai longtemps cru que le problème venait du fait que je n’arrivais pas à suivre la cadence. Puis la COVID-19 nous a permis de voir ce qui se passe lorsque le monde ralentit.
J’ai compris alors que ce rythme-là me convenait très bien.
On faisait preuve de plus de bienveillance, on avait plus de patience et on prenait plus le temps de réfléchir. Je me suis sentie libérée sur le plan créatif. Mon premier long métrage, sur lequel je travaillais à l’époque, aurait été bien différent sans ce ralentissement. L’équipe a pris son temps au montage, a renforcé ses liens et a laissé le film prendre forme de lui-même.
Certains projets doivent forcément avancer rapidement. Mais que gagne-t-on à toujours travailler dans l’urgence? Que serait-il possible d’accomplir si on ralentissait la cadence et laissait place à d’autres façons de réfléchir, de travailler et de créer?
À ce propos, c’est vraiment encourageant de voir l’ORPHÉ évoluer. Ce qui a été particulièrement important pour moi, ce sont mes rencontres avec d’autres professionnels du cinéma qui, comme moi, essayent de composer avec le rythme effréné de cette industrie tout en vivant avec des handicaps visibles ou invisibles. »
– Nisha Platzer
Nisha est une réalisatrice queer de cinéma expérimental établie à Vancouver. Ses films mêlent des sons et des images qui nous transportent ailleurs et nous font rêver. Ils explorent les thèmes du handicap, de l’identité queer, de la jeunesse et de la guérison. Elle a étudié à l’école de cinéma EICTV, à Cuba, et adore développer des pellicules de films tournés en Super 8 et en 16 mm dans une chambre noire.
En 2024, Nisha a fait partie de la délégation que l’ORPHÉ a envoyée au Festival international du film de Toronto (TIFF).
Découvrez le travail de Nisha sur melodiousimage.com et irisfilmcollective.com.
#ORPHÉ #EnVedetteORPHÉ #Inclusion