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Your unconventional Paris based artist.
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Rue du Bac, on dit que les murs ont des oreilles. Moi, j’ai croisé quelqu’un qui en avait gardé les échos.

Elle m’a parlé du fameux livre, celui qu’on ne trouve dans aucune vitrine, celui dont les pages se tournent toutes seules quand la nuit tombe sur les pavés. Elle en avait été l’une des victimes, disait-elle, sans jamais avoir signé. Elle me regardait comme on regarde une porte qu’on n’ose plus ouvrir.

Je lui ai montré mes dessins. Tous. Elle les a détestés, un à un, avec une précision presque tendre. « Trop vrais », a-t-elle soufflé. Ou « pas assez », je ne sais plus.

Autour de nous, le bruit de la ville montait comme une marée : les moteurs, les talons, les rires étouffés, tout ce vacarme qui sert à couvrir ce que personne ne veut entendre.

Voilà le secret de la rue du Bac : il n’est caché nulle part. Il est là, sous nos yeux, dans le vacarme. Un secret public.

Regardez la vidéo jusqu’au bout. 🎞️ taken in Jardin des Plantes by @chafontv
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10 days ago
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ET SI DIRE ADIEU À UNE ŒUVRE, C’ÉTAIT AUSSI DIRE ADIEU À UNE PARTIE DE SOI ?

Aujourd’hui, je dis au revoir à mon Art. 🖤

Pas parce que je ne l’aime plus.

Mais parce qu’il a déjà fait son travail.

Cette œuvre a porté mes émotions.
Mes blessures.
Mes doutes.
Mes colères.
Mes silences.

J’ai créé ce que je n’arrivais pas toujours à dire.

Chaque trait était une émotion.
Chaque couleur, un souvenir.
Chaque détail racontait une partie de mon histoire.

Et puis un jour…

On réalise qu’on n’a plus besoin de garder ce qui nous a aidés à survivre.

Laisser partir ne veut pas dire oublier.

Cela veut dire reconnaître le chemin parcouru.

En psychologie, le fait de symboliser ce que l’on ressent peut aider à prendre du recul sur ses émotions.

L’art peut devenir un espace de libération.

Un endroit où déposer ce qui est trop lourd.

C’est aussi pour cela que l’art-thérapie utilise la création comme support d’expression et d’exploration émotionnelle.

Mais attention :

Créer pour se réparer ne signifie pas devoir conserver éternellement ce que l’on a créé.

Parfois, le véritable lâcher-prise commence quand on accepte de laisser partir.

Alors aujourd’hui, je regarde cette œuvre une dernière fois.

Je la remercie.

Pour ce qu’elle m’a permis d’exprimer.

Pour ce qu’elle m’a appris.

Et surtout…

Pour la personne que j’étais lorsque je l’ai créée.

Quelques questions à te poser :

🖤 Qu’est-ce que tu gardes uniquement par peur de laisser partir ?

🖤 Quelle ancienne version de toi n’a plus besoin d’être protégée ?

🖤 Que pourrais-tu transformer au lieu de continuer à porter ?

Tu peux écrire.
Dessiner.
Peindre.
Découper.
Transformer.

L’objectif n’est pas de créer quelque chose de « beau ».

L’objectif est de créer quelque chose de vrai.

Parce que parfois, l’art ne sert pas à décorer notre vie.

Il sert à nous aider à la traverser.

Et aujourd’hui…

Je choisis de laisser partir.

Pour faire de la place à la suite. ✨

Est-ce que tu as déjà créé quelque chose qui représentait une période de ta vie… puis ressenti le besoin de t’en taken in Les Catacombes de Paris by @chafontv
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a month ago
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Rue du Bac, on dit que les murs ont des oreilles. Moi, j’ai croisé quelqu’un qui en avait gardé les échos.

Elle m’a parlé du fameux livre, celui qu’on ne trouve dans aucune vitrine, celui dont les pages se tournent toutes seules quand la nuit tombe sur les pavés. Elle en avait été l’une des victimes, disait-elle, sans jamais avoir signé. Elle me regardait comme on regarde une porte qu’on n’ose plus ouvrir.

Je lui ai montré mes dessins. Tous. Elle les a détestés, un à un, avec une précision presque tendre. « Trop vrais », a-t-elle soufflé. Ou « pas assez », je ne sais plus.

Autour de nous, le bruit de la ville montait comme une marée : les moteurs, les talons, les rires étouffés, tout ce vacarme qui sert à couvrir ce que personne ne veut entendre.

Voilà le secret de la rue du Bac : il n’est caché nulle part. Il est là, sous nos yeux, dans le vacarme. Un secret public.

Regardez la vidéo jusqu’au bout. 🎞️ taken in Rue du Bac by @chafontv
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10 days ago
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Urina Da Lova, 2026. 
Dans ce collage, les carreaux blancs d'un urinoir public deviennent le décor d'un songe baroque où l'Antiquité s'invite au bal des pulsions. Un lustre de bulles dorées s'ouvre sur deux yeux vert émeraude, tandis qu'une Vénus de plâtre veille sur un temple d'albâtre et qu'un lézard rampe sur un olympe de faïence.

Ici, le sacré et le trivial se télescopent. Les corps flottent, s'inversent, se démembrent : une silhouette de dentelle noire suspendue à l'envers, une bouche gourmande qui défie la pudeur, un visage écarlate tatoué, hurlant sa langue au monde. Les marbres côtoient les chairs, le singe médite, les chiens de porcelaine escortent une pin-up laquée, et un palmier de néon turquoise électrise la scène comme un mirage de Riviera mutante.

Le tout compose un théâtre de l'excès, entre rituel païen et vestiaire des désirs, où chaque fragment murmure : tout est désir, tout est décor, tout est sculpture vivante.

Un manifeste visuel sur le corps, le désir et la mythologie du quotidien. Une odyssée surréaliste, kitsch et sublime. Bienvenue dans la salle des transgressions. taken in Jardin du Palais-Royal by @chafontv
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5 days ago
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L’art contemporain s’est barricadé derrière ses prix. Il parle à une élite, dans une langue que personne d’autre n’a apprise, et laisse tous les autres à la porte. Un mur blanc, un chiffre à quatre zéros, et il faudrait applaudir.

Moi, je voudrais qu’on me parle à tout le monde. Au peuple. À ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans une galerie, mais qui savent très bien ce qu’est une image qui frappe, un rire qui libère, une émotion qui ne demande pas de diplôme.

Alors je déambule. Entouré de singes, de zèbres, de statues, de morceaux d’histoire découpés, collés, recollés. Un bestiaire, un musée, un salon, un cirque. Tout ce que les siècles ont posé sur des piédestaux, je le fais descendre par terre, à hauteur de regard.

Il y a de l’humour dans ce geste, mais la question, elle, est sérieuse : à qui appartient l’art ?

Si l’art est à vendre, qu’il soit au moins à partager.

Touche Pipi. Regardez, riez, touchez du regard. taken in Maison Nicolas Rançon - Boulangerie Pâtisserie by @chafontv
2
11 days ago
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Klinga BINGA, 2026 
Le salon est devenu un théâtre.
Un singe couronné de fleurs, un dragon qui boit, des corps qui se cambrent et des statues qui regardent.
Rien n’est à sa place, et c’est pour ça que tout respire.

Ici, on ne range pas le désir. On l’expose. taken in Jardin du Luxembourg by @chafontv
0
11 days ago
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Il y a des lieux qui ne sont pas tout à fait de ce monde — celui-ci en fait partie.
Une piscine en mosaïque, comme sortie d’un rêve antique, où chaque fragment de bleu et de vert raconte une histoire que le temps a oubliée d’effacer.
Ici, je ne suis plus tout à fait moi-même : je deviens nymphe, déesse mineure, créature échappée d’une fresque, dansant entre les colonnes comme si l’Olympe avait toujours été mon jardin secret.
Le cadre m’enferme, les murs me cloîtrent — et pourtant, jamais je n’ai autant senti mon corps libre. Chaque mouvement est un trait de pinceau, chaque pas une ligne de poésie dessinée sur l’eau.
C’est ça, la vraie élégance : transformer une prison de pierre en terrain de jeu pour l’imaginaire.
Je ris, je flotte, je m’envole sans jamais quitter le sol — parce que la fantaisie n’a pas besoin d’ailes pour exister, juste d’un peu d’audace et beaucoup de légèreté.
Bleu profond, vert tendre, lumière dorée : la palette parfaite pour une histoire qui n’appartient qu’à moi.
Alors oui, je suis cloîtrée entre ces murs mythiques — mais mon âme, elle, se promène quelque part entre l’Antiquité et le merveilleux, et personne ne pourra jamais l’enfermer. taken in Paris 14eme by @chafontv
6
15 days ago
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Noir et blanc, sans compromis. Ici, la ville n’est plus décor — elle devient architecture mentale, labyrinthe de lignes et de silences, où chaque angle raconte une dérive.

Cette œuvre est unique, comme l’est chaque errance dans une capitale qui vous façonne autant qu’elle vous absorbe. Esthétique sixties, geste graphique brut : rien n’est adouci, tout est tranchant.

Paris vous enveloppe de son élégance. Paris vous dévore de sa démesure. Entre les deux, il n’y a que cette image — témoin muet d’une ville qui ne pardonne rien et ne s’excuse jamais.

Une pièce. Un tirage. Une capitale à vif. taken in Paris, France by @chafontv
5
22 days ago
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Une maison d’écailles. Un refuge de lumière.

Chaque écaille a traversé un océan avant de trouver sa place ici — brodée, patiente, fidèle. Ce ne sont pas des restes. Ce sont des mémoires de mer, cousues une à une en armure de beauté.

Face au fracas du monde, j’ai choisi de bâtir un abri qui ne ment pas : fragile en apparence, incassable dans son âme. Une maison nomade qui ne protège pas du danger — elle protège du renoncement.

Ici, chaque reflet est un miroir tendu aux atrocités : regardez-vous. Regardez ce que nous laissons derrière. Et regardez, aussi, ce qui peut encore naître de nos mains quand elles choisissent de créer plutôt que de détruire.

Ceci n’est pas une œuvre. C’est une résistance. by @chafontv
16
22 days ago
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Un dessin n’a besoin de rien pour exister. Ni validation, ni bruit.

C’est peut-être ça, sa force : une arme pacifiste, silencieuse, qui ne cherche pas à convaincre mais à rester.

Ce que je fais n’est pas fait pour remplir un mur. C’est fait pour habiter un espace, une présence, une respiration.

La cohésion, l’amour, la joie — je ne les explique pas. Je les mets dans les lignes, et elles trouvent leur chemin toutes seules.

Chaque pièce existe une fois. Pas de série, pas de copie. Juste une œuvre, et quelqu’un qui la reconnaît comme sienne. taken in Gagosian, rue de Ponthieu, Paris by @chafontv
6
25 days ago
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Littéralement. Toussé jusqu’à cracher mes nuits blanches.

Les rues, les ombres, l’errance — j’avale tout ça depuis des mois.

Cette nuit, mon corps a dit stop.

Et de tout ce dégueulis est né ça.

Un dessin. Le plus beau que j’ai jamais fait.

La lumière ne pardonne pas à ceux qui s’arrêtent.

Le dessin complet ne restera pas ici. Lien en bio. taken in Montparnasse Cemetery by @chafontv
4
a month ago
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Je dessine ce que je ne sais pas toujours expliquer.
Des formes, des visages, des mondes étranges où le réel rencontre l’imaginaire.

Artiste basé à Paris, je crée des dessins et collages entre fantaisie, étrangeté et introspection.

Mes œuvres sont disponibles à la vente via le lien dans ma bio. Plus d’info ici en commentaires 

chafikcheriet.com taken in Hôtel de la Marine by @chafontv
5
a month ago
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