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Critique de cinéma, spécialiste des cinémas latino-américains, grand curieux de la vie.
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Film du focus consacré à Claire Simon au sein de la programmation de Cinémondes, 22e édition du 13 au 18 octobre 2026 au cinéma Rex d'Abbeville : Les Bureaux de dieu de Claire Simon

Voilà une fois de plus chez Claire Simon une brillante synthèse entre fiction et documentaire, avec un scénario reposant sur la retranscription réelle de rencontres en Planning Familial, le tout interprété par des actrices et acteurs professionnel.les du côté du personnel et des interprètes jouant pour la première fois un rôle devant une caméra. Ainsi, l'essence de la confidentialité de ces rencontres est préservée, tandis que le film donne à penser un lieu essentiel de prise en compte des femmes confrontées aux difficultés d'une grossesse non désirée dans le contexte multifactoriel de contraintes face au respect de l'intégrité de leur corps.

Le témoignage de ces jeunes inconnues pour la caméra se révèle d'une époustouflante vérité incarnée, tandis que les actrices professionnelles se contentent avec humilité de rester dans une présence attentive. Dans ce huis clos, la parole des femmes devient aussi le témoin d'une époque et de ses efforts pour démocratiser la prévention et l'information en matière de sexualité et de gestion d'une grossesse. Avec sobriété dans la mise en scène, le scénario se construit en laissant une vraie place aux respirations narratives où les conseillères sont conduites elles-mêmes à prendre de la distance par rapport à des témoignages difficiles où leurs propres doutes et l'expression de leur vulnérabilité sont mises en suspens.

Claire Simon met sa créativité dans ses choix de mise en scène au service de son sujet pour retranscrire au mieux la réalité anthropologique de séances confidentielles, dans une démarche d'une profonde humanité et bienveillance où transpire sans cesse l'amour d'une altérité humaine. Il en découle un portrait aussi juste qu'émouvant du Planning Familial dans sa fonction sociale qui pourrait être un pendant à la Maison des Femmes, objet d'un autre film avec une toute autre mise en scène sorti cette année en 2026.

https://blogs.mediapart.fr/cedric-lepine/blog/191026/cinemondes-2026-les-bureaux-de-dieu-de-claire-simon by @lepine_cedric
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5 hours ago
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Film de la programmation de Cinémondes, 22e édition du 13 au 18 octobre 2026 au cinéma Rex d'Abbeville : "Récréations" de Claire Simon

Produit pour la télévision au format de moins d'une heure, Claire Simon pose avec Récréations (1992) un regard inédit sur l'enfance, avec une aptitude renouvelée à saisir l'histoire là où elle se trouve avec un respect méticuleux de son expression, dans un espace privilégié de sociabilité pour ce jeune âge. La réalisatrice plonge en profondeur dans cette réalité d'une cour d'école de maternelle avec une éthique anthropologique de non intervention dans le réel et d'attention active pour saisir le récit à l'œuvre. Elle ne cache pas ainsi son admiration pour ces jeunes scénaristes à l'imagination fertile, mettant sans cesse en scène leurs propres désirs.

Alors que le film invite à une immersion totale dans les récits de cette cour d'école, les adultes restent en hors champs pour saisir au mieux un monde entre les mains des seuls enfants qui utilisent au mieux un lieu clos qui leur a été imposé, des recoins de murs et murets, des brindilles d'arbres et un banc. Incidemment se donne alors à voir des rapports de pouvoir qui se retrouvent contrebalancés à la fin même de la séquence. Dès lors, dans ce monde où l'apprentissage de la sociabilité est assurée par les enfants eux-mêmes, les rôles répartis ne sont jamais définis de manière irrémédiable et Claire Simon semble accompagner les séquences jusqu'au renversement des pouvoirs initiaux. by @lepine_cedric
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5 hours ago
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Sortie nationale (France) du 14 octobre 2026 : Qui vit encore de Nicolas Wadimoff

Face à l’horreur du massacre du 7 octobre 2023, le gouvernement israélien d’extrême droite de Natanyahou s’est lancé dans une guerre idéologique d’éradication de toute une population à Gaza en ciblant les journalistes tout en assassinant la population civile. Nicolas Wadimoff qui avait auparavant pu nouer divers contacts avec Gaza dont ses films portent les témoignages, ne pouvait rester inactif devant à un état d’indifférence face à un génocide en cours de la part de la communauté internationale.

Le réalisateur suisse a dans un premier temps imaginé recueillir la parole des 9 personnes survivantes de Gaza dans son pays natal mais la Suisse leur refusa leur visa. Ainsi, le tournage s’est déroulé dans le pays qui est devenu celui de la dénonciation de l’Apartheid après en avoir trop longtemps souffert : l’Afrique du Sud. Devenant illusoire de reconstruire par un décor constitué de photos ou de mobiliers évoquant Gaza, c’est dans la neutralité d’un espace noir d’une scène de théâtre que les neuf témoins de la destruction de leur lieu de vie et de leur entourage vont faire émerger les éléments de leur propre mémoire, tout en matérialisant au sol leur inscription à un territoire.

Le procédé cinématographique choisi questionne en permanence un espace d’expériences de vie contesté par sa destruction et la somme des violences perpétrées chaque jour laissant s’installer autant de traumatismes. Le film devient alors un outil cathartique de libération de la parole porté par un groupe qui fait collectif tout en accomplissant l’élaboration d’une parole individuelle respectée dans son intégrité.

https://blogs.mediapart.fr/edition/cinemas-du-maghreb-et-du-moyen-orient/article/191026/qui-vit-encore-de-nicolas-wadimoff by @lepine_cedric
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6 hours ago
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14e édition du Panorama du cinéma colombien à Paris du 13 au 18 octobre 2026 : Puntos de fuga de Lina Rodríguez, en compétition court métrage

Pour son cinquième long métrage depuis Señoritas en 2013, Lina Rodríguez expérimente une nouvelle forme narrative à mi-chemin entre la fiction et le documentaire pour questionner les fragments de sa mémoire depuis son enfance en Colombie avant son départ au Canada, et par là convoque l'histoire de tout un pays traversé par divers effondrements.

Filmés en caméra Super8 et en vidéo Hi8, les images présentent autant ruines que déserts, avec une alternance où la présence de la mère de la réalisatrice, Clara Monroy, restée en Colombie, vient apporter son propre regard dans un dialogue à distance avec sa fille. Les séquences deviennent des morceaux d'une mémoire à reconstituer face à plusieurs événements qui ont meurtri tout un pays, d'un tremblement de terre aux conséquences d'une guérilla et de sa violente répression armée, sans oublier le narcotrafic. L'amour pour sa Colombie natale s'incarne notamment dans la mère de la réalisatrice dans un lien qui dépasse la distance géographique, tandis que Lina Rodríguez trouve sa pleinement expression sous la forme de cet essai-poème audiovisuel.

https://blogs.mediapart.fr/edition/cinemas-damerique-latine-et-plus-encore/article/191026/paccpa-2026-puntos-de-fuga-de-lina-rodriguez by @lepine_cedric
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6 hours ago
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Film de la programmation de Cinémondes, 22e édition du 13 au 18 octobre 2026 au cinéma Rex d'Abbeville : L'Autre côté du soleil de Tawfik Sabouni

Après plus d'une décennie d'exercice d'un pouvoir imposant la terreur face à une population réclamant le droit de vivre en paix et dans une équité sociale, la reconstruction du pays est en cours avec la nécessité de se confronter aux crimes commis. Ainsi, le réalisateur de ce film est l'un des survivants de la prison de Saidnaya où certaines victimes torturées furent assassinées, tandis que d'autres se sont maintenues dans un état d'oppression permanent. Comment décrire des crimes subis sans images, sans écrits, sans vidéos ? S'inspirant des méthodes initiées par le cinéaste Rithy Panh se confrontant avec sa caméra à un manque d'images face à génocide perpétré au Cambodge, le réalisateur Tawfik Sabouni crée un dispositif cinématographique capable de faire émerger cette mémoire. Pour cela, il s'entoure de quatre autres survivants à ses côtés comme autant de porteurs d''une parole enfouie à libérer pour dénoncer des crimes. Il reconstitue tout d'abord une maquette de l'architecture de ce lieu de répression et d'assassinats, avant d'utiliser encore un mannequin à taille humaine représentant l'image de lui-même et d'autres détenus dans état décharné de survie.

Il ne s'agit pas ici de faire une liste exhaustive des pratiques de tortures mais bien plutôt d'archiver des témoignages de victimes tout en créant un processus thérapeutique d'éloignement par la parole de tortures physiques et mentales subies. 

article à lire en intégralité ici :

https://blogs.mediapart.fr/edition/cinemas-du-maghreb-et-du-moyen-orient/article/181026/cinemondes-2026-lautre-cote-du-soleil-de-tawfik-sabouni by @lepine_cedric
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2 days ago
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Film du focus consacré à Claire Simon au sein de la programmation de Cinémondes, 22e édition du 13 au 18 octobre 2026 au cinéma Rex d'Abbeville : Écrire la vie - Annie Ernaux racontée par des lycéennes et des lycéens de Claire Simon

Claire Simon et Annie Ernaux, c'est une rencontre inspiratrice entre le cinéma, la littérature et la société française du XXe au XXIe siècle. La présence des deux artistes n'a pas besoin d'être incarnée pour en souligner toute la pensée. Claire Simon, comme à son accoutumée, fait ici le choix d'une caméra en immersion pour saisir le réel sans chercher ni à le modifier ni à l'orienter.

Ainsi, avec l'appui des professeures de français, des lycéens et lycéennes sont conduit.es à penser et s'approprier l'œuvre d'Annie Ernaux pour réfléchir sur des choix de vie à partir de l'expérience de vie de l'autrice comme matière pour penser le monde. De la naissance d'Annie Ernaux à nos jours, sa vie de femme est un outil pour penser au-delà des normes, remettant en cause la violence patriarcale autour de la criminalisation de l'avortement, les silences dans les familles, l'horreur du viol imposé comme une norme, le poids du transfuge de classe, etc.

Claire Simon passe d'une classe à l'autre avec une attention soutenue pour saisir dans les réflexions des lycéen.nes comment une œuvre littéraire se fait au présent toujours vivante. C'est la force du montage qui permet ainsi un récit entre les séquences, sans chapitrage alors même que l'on passe d'une géographie à une autre. Claire Simon rappelle tout à la fois la singularité d'une œuvre littéraire quand elle est digérée sans contrainte et aussi l'enjeu de l'institution scolaire comme espace fondamental de préparation à la citoyenneté. Ses choix de réalisation en immersion dans une classe offre ainsi rien moins que la fraîcheur d'une réflexion en cours. Filmer la pensée à l'œuvre devient grâce à Claire Simon une matière inépuisable de récits et d'apprentissage.

https://blogs.mediapart.fr/cedric-lepine/blog/181026/cinemondes-2026-ecrire-la-vie-de-claire-simon by @lepine_cedric
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2 days ago
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Film du focus consacré à Claire Simon au sein de la programmation de Cinémondes, 22e édition du 13 au 18 octobre 2026 au cinéma Rex d'Abbeville : Vous ne désirez que moi de Claire Simon

Voilà une nouvelle œuvre cinématographique à la hauteur du désir d'expérimentation pour saisir au plus près la vie dans sa spontanéité et dans ce qu'elle a de plus intangible et délicieusement abstraite opéré une fois encore par Claire Simon. Avec Vous ne désirez que moi, la cinéaste a décidé de donner de la chair à la confession enregistrée et ensuite publiée du jeune amant de Marguerite Duras. En faisant revivre la mémoire de l'expérience vécue de cet homme, Claire Simon semble doucement pénétrer dans l'intimité d'une autrice et cinéaste géniale, comme pour mieux dialoguer avec elle. Ses choix de mise en scène ne sont d'ailleurs pas sans rappeler ceux de Marguerite Duras, notamment dans le dispositif minimaliste mis en place pour Le Camion (1977) où Gérard Depardieu se retrouve à dialoguer avec Marguerite Duras devant un micro pour mettre en scène la préparation d'un film à venir, lui jouant le comédien et elle la réalisatrice. En écho à ce dispositif, Emmanuelle Devos qui joue la journaliste Michèle Manceaux devient celle qui, par son écoute, dirige un homme, tel un comédien mettant à jour ses émotions profondes.

C'est là que se joue encore une interprétation d'une intensité rare où une actrice et un acteur offrent avec générosité toute la force de leur talent. L'un en puisant dans le for intérieur de son personnage une expérience de vie amoureuse qui ne restera que de l'ordre du récit sans images, à l'exception de ce que cela nourrit comme fantasmes érotiques sous forme d'images dessinés dans la pensée de la journaliste intervieweuse. Et l'autre dans sa mise en scène de l'écoute qui est en soi un véritable défi de cinéma à interpréter.

article à lire en intégralité ici :

https://blogs.mediapart.fr/cedric-lepine/blog/181026/cinemondes-2026-vous-ne-desirez-que-moi-de-claire-simon by @lepine_cedric
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2 days ago
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Film du focus consacré à Claire Simon au sein de la programmation de Cinémondes, 22e édition du 13 au 18 octobre 2026 au cinéma Rex d'Abbeville : "Le Fils de l’épicière, le maire, le village et le monde" de Claire Simon

Après la série documentaire de 10 fois 52 minutes intitulée Le Village consacrée à la vie dans le village de Lussas, Claire Simon en propose une version de 111 minutes pour le cinéma avec un titre très rohmérien : Le Fils de l’épicière, le maire, le village et le monde. L’art du récit dans le cinéma documentaire de Claire Simon est ici toujours à l’œuvre avec le choix de l’incarner par des personnages aux missions distinctes mais complémentaires, à savoir Jean-Marie Barbe le fondateur du festival de Lussas, Jean-Paul Roux le maire du village et Patrice Bauthéac, agriculteur et viticulteur. Ces trois destinées sont marquées par une vie passionnée qui les enracine dans leur village et en retour apporte à celui-ci sa sève nourricière tout le reste de l’année. C’est évidemment un grand hommage que Claire Simon présente à l’initiative de la manifestation de Lussas en réalisant ce film.

Elle rappelle aussi que son cinéma n’est possible qu’à travers le travail passionné de personnes enracinées dans leur territoire, à mille lieues de la centralisation du pouvoir politique, économique et médiatique qu’est Paris. Pour dépasser la dimension événementielle du festival les États généraux du film documentaire, Claire Simon a voulu suivre à la fois le temps qui passe et les défis de tout un chacun, notamment avec le projet d’une diffusion sur la plateforme numérique Tënk qui passe par la construction d’un grand bâtiment en béton. C’est celui-ci que la réalisatrice suit avec sa caméra comme le témoignage d’un écoulement du temps mais aussi d’une confirmation des efforts ardus de toute une équipe. Du cinéma documentaire, aux efforts politiques d’une mairie en passant par la ténacité des agriculteurs, il n’y a dès lors qu’un pas entre eux pour faire culture autant que société.

https://blogs.mediapart.fr/cedric-lepine/blog/171026/cinemondes-2026-le-fils-de-l-epiciere-le-maire-le-village-et-le-monde by @lepine_cedric
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Film du focus consacré à Félix Dufour-Laperrière au sein de la programmation de Cinémondes, 22e édition du 13 au 18 octobre 2026 au cinéma Rex d'Abbeville : La Mort n'existe pas de Félix Dufour-Laperrière

Le cinéaste Félix Dufour-Laperrière qui n'en est pas à son premier long métrage, s'empare du cinéma d'animation comme un outil d'expression pour toucher au plus près les émotions et les sensations qu'il cherche à expérimenter. Il ne s'agit pas de faire dès lors un film d'animation classique mais bien d'utiliser un matériau qui ouvre les champs des possibles aussi bien dans l'onirisme comme dans les métamorphoses des êtres. Ainsi, pour évoquer la thématique sociale de la justification du recours à la violence physique entraînant l'homicide afin de lutter contre un ordre social inique, Félix Dufour-Laperrière choisit la forme du conte semi-horrifique et initiatique, autour d'une traversée dans une forêt où tout devient possible, où mort et vie fusionnent.

La puissance horrifique fantastique rappelle certaines scènes de Princesse Mononoké (1997) d'Hayao Miyazaki avec également la proximité des interrogations écologistes. Cependant, Félix Dufour-Laperrière interroge davantage l'engagement, amoureux et politique, au cœur des motivations de ses personnages. Si les traits de ceux-ci sont hyper réalistes, en revanche leur texture et leur couleur font d'eux des sculptures en mouvement dont il est difficile de saisir à quel registre du réel ils appartiennent, favorisant encore davantage cette traversée dans l'onirisme et la fable métaphorique.

Il en découle de cette expérience cinématographique hors du commun une odyssée au cœur des préoccupations politiques les plus contemporaines.

https://blogs.mediapart.fr/cedric-lepine/blog/171026/cinemondes-2026-la-mort-nexiste-pas-de-felix-dufour-laperriere by @lepine_cedric
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3 days ago
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Film de la programmation de Cinémondes, 22e édition du 13 au 18 octobre 2026 au cinéma Rex d'Abbeville : Corleone, le parrain des parrains réalisé par Mosco Lévi Boucault, au sein du focus dédié au réalisateur

Loin du romantisme épique de la saga de Coppola, la mafia sicilienne s'illustre par une histoire vile et crapuleuse dont l'essentiel des crimes n'avait pour but que d'asseoir une course vaine au pouvoir. Le réalisateur spécialisé dans les documentaires historiques et qui avait notamment raconté une histoire des Brigades rouges en Italie dans les années 1970, s'attache à présent à suivre l'ascension et la chute de Salvatore « Toto » Riina, considéré comme le « parrain des parrains » après avoir assassiné celles et ceux en qui il voyait des obstacles à sa prise de pouvoir.

Pour raconter cette histoire, le réalisateur Mosco Lévi Boucault a réuni les témoignages de repentis, anciens tueurs à la solde du parrain, dont la nouvelle identité est cachée face caméra, ainsi qu'un procureur, un commissaire, un journaliste, une photographe et l'avocat de Riina. L'ensemble du documentaire est construit sur le montage de ces témoignages associés à des images d'archives, le tout assemblé avec la voix off d'un personnage fictif représentant les personnes spectatrices impuissantes du déferlement de cette violence destructrice. La somme de ces témoignages est colossale et la direction des entretiens se révèle suffisamment riche et rondement menée, avec des moments plus difficiles que d'autres lorsque les anciens tueurs décrivent leurs agissements.

article à lire en intégralité ici :

https://blogs.mediapart.fr/edition/cinemas-mediterraneens/article/171026/cinemondes-2026-corleone-le-parrain-des-parrains-realise-par-mosco-levi-bouca by @lepine_cedric
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3 days ago
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14e édition du Panorama du cinéma colombien à Paris du 13 au 18 octobre 2026 : Barrio triste de Stillz, présenté en ouverture du festival le mardi 13 octobre 2026

Pour son premier long métrage pour le cinéma après avoir réalisé un grand nombre de clips vidéo pour les artistes musicaux Bad Bunny et Rosalía, le réalisateur colombiano-étatsunien Stillz, pseudonyme de Matías Vásquez, développe un récit hybride sous la forme d'un faux documentaire dans un récit se déroulant en 1980, alors que Medellín était sous l'emprise du narcotrafiquant Pablo Escobar. Cette décennie se révèle particulièrement sanglante et les jeunes protagonistes reflètent ici dans leurs activités tout autant que dans leurs témoignages face caméra leurs propres incertitudes. Le réalisateur expérimente la forme de la narration avec la figure tutélaire et inspiratrice à ses côtés d'Harmony Korine à la production tout en documentant une société avec des interprètes non professionnels face à l a caméra. La mise en scène se construit avec peu de paroles offertes au profit d'un voyage en caméra subjective d'un groupe de jeunes désœuvrés mais soucieux de se réapproprier leur propre image.

Derrière les masques permettant de cacher leur identité, des jeunes semblent prêts à déployer une violence surhumaine au bénéfice d'un vol qui anesthésie toute réaction immédiat. Peu à peu, le film trouve à partir de là sa propre quiétude inattendue dans une odyssée apaisante s'éloignant toujours plus d'une réalité cartésienne.

https://blogs.mediapart.fr/edition/cinemas-damerique-latine-et-plus-encore/article/161026/paccpa-2026-barrio-triste-de-stillz by @lepine_cedric
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4 days ago
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"Exento y la estética AfroQueer, una genealogía personal" por Otto Morales Éditer

El cineasta cubano Otto Morales comparte aqui su propio ensayo. Aqui estan sus palabras.

Otto Morales es cineasta, músico y gestor sociocultural cubano. Sus documentales nacen de lo que le duele y lo que le salva: la disidencia sexual, la racialización, la espiritualidad afrocubana. Su ópera prima, Exento, ha recibido más de quince premios internacionales. Trabaja desde lo AfroQueer, un territorio donde la raza y el deseo se entrelazan para nombrar lo que es. Actualmente desarrolla su trilogía documental Exento, Aura e Ibbae.

https://blogs.mediapart.fr/edition/mediapart-en-espanol/article/141026/exento-y-la-estetica-afroqueer-una-genealogia-personal-por-otto-morales by @lepine_cedric
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