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Festival d'arts vivants / Live art festival
20e édition
29 mai → 7 juin 2026
Une production de LA SERRE — arts vivants
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À lire sur esse.ca | Un compte rendu de Philippe Couture sur le festival 𝗢𝗙𝗙𝗧𝗔 présenté du 29 mai au 7 juin à Montréal. 

« Si la programmation éclectique du OFFTA 2026 a résisté aux catégorisations et refusé toutes thématiques englobantes, quelques spectacles ont dessiné ensemble un territoire reconnaissable : celui des identités communautaires qui se cherchent, se célèbrent et se disputent. L’afrofuturisme y est convoqué comme outil de réenchantement du monde. La scène y devient un espace d’exploration multidisciplinaire d’identités métissées. Les œuvres oscillent entre mémoire de l’oppression et célébration souveraine de soi. Et, dans la plupart des cas qui ont retenu notre attention, c’est le spectacle solo, le seul-en-scène, qui sert de véhicule. »

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📸 : Athena Lucie Assamba, 𝘕𝘒𝘜𝘓 𝘕𝘕𝘈𝘔, vue de performance, OFFTA, Montréal, 2026. Photo : David Wong
📸 : dada, 𝘢𝘶𝘵𝘰𝘱𝘰𝘳𝘵𝘳𝘢𝘪𝘵 𝘥’𝘶𝘯 𝘱𝘳𝘰𝘥𝘶𝘪𝘵 𝘤𝘶𝘭𝘵𝘶𝘳𝘦𝘭, vue de performance, OFFTA, Montréal, 2026. Photo : Camille Gladu drouin
📸 : Ghinwa Yassine, 𝘚𝘦𝘦𝘪𝘯𝘨 𝘋𝘰𝘶𝘣𝘭𝘦, vue de performance, OFFTA, Montréal, 2026. 
Photo : David Wong
📸 : Flame, 𝘈𝘭 𝘞𝘢𝘳𝘥𝘢, vue de performance, OFFTA, Montréal, 2026. Photo : Philippe Latour by @offtamtl
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3 months ago
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La 20e édition du OFFTA est officiellement terminée. Dix jours de spectacles, de performances et d’activités.

Merci à vous, artistes, complices, bénévoles et membres du public. Le festival vit grâce à vous.

Derrière la scène, c’est toute une fourmilière qui travaille d’arrache-pied : coordination, production, accompagnement artistique et technique, communications. Une cité souterraine, souvent invisibilisée, que j’aimerais mettre en lumière.

Éva Patenaude, co-directrice générale de LA SERRE, dont la force, la compétence, la bienveillance et l’humilité me laissent bouche bée. Derrière tout plein de choses, c’est elle. Toujours à l'écoute, jamais à se mettre en avant, elle œuvre, pousse et rassemble.

Rachel Locas, à la grande sensibilité et au sourire contagieux. Directrice de production, cheffe d’orchestre d’un ballet à multiples mouvements. C’est auprès d’elle que je viens me réfugier quand je finis, toujours éventuellement, par craquer.

Sébastien Chion, qui a épaulé l’équipe sur tous les fronts : communications, bénévoles, billetterie. Gentillesse hors normes, volonté infaillible, compétence assurée.

Marie Koffy, arrivée un mois avant le festival, qui a accueilli ce tsunami avec beaucoup de grâce et de sensibilité.

Stella Gauthier Parent, qui a amené la suite de sa carrière ailleurs mais qui se cache derrière bien des choses qui tiennent debout.

Jannick Perron, directrice technique rock star du festival, bras droit de Rachel — toujours présente, force tranquille et vision d’ensemble. Merci à toute ton équipe, dont les membres sont nommé·e·s plus bas ↓

Claudel Doucet, directrice artistique et tête pensante du OFFTA, entourée des co-commissaires JJ Houle, Sovann Rochon-Prom Tep et Camille Huang. Admiration pour sa vision, sa créativité et ses idées folles. Pour le soin qu’elle porte aux artistes.

Et puis moi, la petite voix, qui me suis permis cette année un ton plus personnel. Pour laisser une trace, un peu comme un carnet.

Je tiens à le souligner : cette année, l’équipe du OFFTA est à grande majorité féminine — dans le sens le plus large du terme. Et ça, c’est vraiment chouette.

Texte : Marianne Rouche 
📷 : Jane, Eugénie Pigeonnier, Rachel by @offtamtl
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4 months ago
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Samedi dernier, à l'Espace Transmission, le OFFTA fêtait ses 20 ans !

Complices de longue date, retrouvailles et nouveaux visages : l'occasion de se rassembler et de fêter la multiplicité qui caractérise le OFFTA. 

Une soirée autour de la pizza, entre souvenirs, archives et regards vers l'avenir. L'occasion, aussi, d'honorer les artistes qui ont fait, font et feront le festival. 

Le OFFTA, c'est plus de 1 500 artistes présenté·e·s lors de spectacles en extérieur et en intérieur, à l'aube comme en soirée — dans le Champ des Possibles, à la Place de la Paix, dans des parcs, des rues, des piscines, des bibliothèques, des cabines téléphoniques et des boisés. Autour de repas et de tables rondes, en étapes de création, en ateliers, et même à distance pendant la pandémie.

Diversité des visions, pluralité des formes et des paroles. Des œuvres en chantier, des partis pris. Des œuvres puissantes, pleines de défiance et d'espérance. Des cavales fantaisistes, indociles, solidaires — avec le désir constant que le festival reste un lieu accessible et ouvert.

Né en 2007 de la volonté de cinq artisan·e·s — Jasmine Catudal, Stéphanie Capistran-Lalonde, Johanne Haberlin, Emmanuelle Kirouac-Sanche et Jacques Laroche — de combler le vide laissé par la disparition des plateformes dédiées à la relève, le OFFTA s'est révélé comme un espace singulier dans les arts vivants : un lieu d'expérimentation, d'audace et de pratiques indisciplinées. Vingt ans plus tard, l'élan est intact.

Merci aux artistes et complices de la soirée :
Mycelium · Michael Martini · Vincent de Repentigny · Alix Dufresne et Olivier Morin · Projet Alterdogs · JJ Houle · Erin, Camille et Nien Tzu · Camille Huang

Un immense merci aux artistes de cette 20e édition, des éditions passées et futures. Pour leur présence, leur courage et leur générosité. Pour leurs visions, leurs imaginaires, leurs délicatesses et leurs sensibilités. Pour les fenêtres qu'iels nous ouvrent sur le réel et sur l'au-delà. Pour les refuges, les confrontations et les secousses. Pour le sublime et l'émerveillement.

Crédit photo: Camille Gladu-Drouin
@camillegladudrouin taken in Espace Transmission by @offtamtl
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4 months ago
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Le weekend dernier, au Centre du Théâtre d'Aujourd'hui — ou « d'Hier », comme elle s'est amusée à le rebaptiser —, Geneviève Matthieu nous présentait la dernière itération L'opéra d'or, 9 ans après sa création initiale en 2017 par Geneviève et Matthieu, sous le nom L'empire de la création.

Pendant 45 minutes, j'assiste à une cérémonie pour le moins déjantée. Mouvements chaloupés, chants, prières et sacrements. C'est le culte de l'opéra d'or et sa langue liturgique électro-rock.

L'OPÉRA D'OR. Chanté, répété, hurlé, adulé, fêté, revendiqué. Après 10 jours de festival, mon cerveau commence un peu à capoter. À force de répétition, il entend, peut-être à tort, « L'EAU PAIERA ».

Dans cet univers rouge-orangé, c'est la catharsis. Crottes de fromage, calisses à moitié fracassées, forêts sculptées, cheveux vrais et faux entremêlés, miniatures en porcelaine, créatures semi-figées aux visages volés ou masqués. Synthétiseurs, pédales, drum machine et chansons expérimentales. C'est l'absurde du réel, dans un équilibre épique un peu fou qui mêle les registres et les formes.

Le livreur de pizza est nommé, les boîtes de pizza sont là. Les vinyles aussi. Anecdotes de son dernier voyage à Paris avec un ton blagueur et grotesque, qui se moque de tout et me donne envie, à moi aussi, de donner des coups de pied et de tout envoyer valser.

Hommage à la poésie, à l'alchimie, à la pierre philosophale, aux ratés et aux manquements — Christ de Borja inclus. Plusieurs autres références m'échappent, mais les réflexions sur l'art persistent. Celles sur le besoin vital de créer, celles sur l'argent et la condition d'artiste, et bien sûr, sur ce qu'on appelle une œuvre — et sur qui le décide.

La voix de Matthieu est là, elle aussi. Comme un rendez-vous entre amoureux.

Tragi-comédie faite d'amours, de peines et de récits, Geneviève chante son œuvre comme si c'était ses propres mémoires. C'est une poétesse allumée, une performeuse hors norme, une troubadouresse satirique qui rit tout en rendant hommage à la mort et à la vie.

Tous les détails : offta.com

@genevieve_matthieu
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Texte: Marianne Rouche
Crédit photo: Camille Gladu-Drouin
@camillegladudrouin taken in Centre du Théâtre d'Aujourd'hui by @offtamtl
8
4 months ago
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Dimanche matin, à Circuit-Est, sous un lourd ciel gris chargé des émotions des expériences festives et artistiques du week-end, Zoé Tremblay-Bianco a convié le public à une rencontre intime autour de son processus de création en cours.


Dans son projet, Zoé s'attarde aux legs d'artistes femmes ayant en commun une fougue rageuse et une mort précoce. 

Devant le cercle réuni, elle a présenté les poétesses et artistes dont les écrits et œuvres irriguent son processus de création : Marie Uguay, Vickie Gendreau, Geneviève Desrosiers, Geneviève Castrée et Lhasa de Sela.


Partageant son approche qui convie à la fois le corps, la voix et la poésie, Zoé a ensuite guidé une méditation qui s'est conclue en joignant les voix des participant·e·s.


Tour à tour, des membres du groupe ont lu des textes des poétesses qui fascinent l'artiste et échangé avec elle sur les envies, pulsions et défis de créer un projet à la fois dévorant de sincérité et rigoureusement respectueux.


Merci Zoé!

@gaiaa.tv 
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En plus des spectacles et performances, le OFFTA a proposé des moments de résonance : une série d'ateliers et de conversations avec les artistes du festival et celleux soutenu·e·s par les différents programmes d'accompagnement de LA SERRE – arts vivants, tout au long de l'année.

Tous les détails sur offta.com

Crédit photo: Eugénie Pigeonnier
@eugeonpi taken in Circuit-Est centre chorégraphique by @offtamtl
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4 months ago
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Dans l'esprit du 20e anniversaire du OFFTA, le comité de programmation a décidé d'inviter des artistes de la cohorte 2025 de VOUS ÊTES ICI à présenter des premières parties lors de deux spectacles du festival.

Spillover, de Merlin Matthewson et Nadav Sadlik, a été présenté en amont du spectacle Al Warda, de Flame.

OFF BEAT, de Mickeline Couturier et Keisha Lourdes, a été présenté en amont du spectacle L'opéra d'or, de Geneviève Matthieu.

D'un côté, une œuvre débordante de physicalité, d'énergie et d'espièglerie, qui prend pour appui la jonglerie pour interroger les complexités de la relationnalité : la confiance, la déception, l'amour, le besoin de poser des limites et le champ des possibles qu'offre la complicité.

De l'autre, une œuvre au rythme plus contemplatif. Deux personnages aux cagoules ornées de gros yeux et de sourires dessinés se dandinent — d'abord lentement, bras ondulants, avant de se lancer dans des poses et mouvements de streetdance. Reprenant l'imagerie des « danseurs de vent » (ou tube men), ces pantins publicitaires gonflés par une soufflerie, les interprètes interrogent les malaises que font éclore les désirs paradoxaux d'appartenance, de reconnaissance et d'individualité au sein des communautés artistiques et culturelles.

@merlin.matthewson 
@nadav.sadlik 
@mick.eline 
@klourdess 
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Pour célébrer cette 20e édition, le OFFTA a choisi de mettre en avant certaines des activités de LA SERRE — arts vivants, organisme producteur du festival, qui soutient les artistes émergent·e·s en arts vivants à travers diverses initiatives et programmes structurants.

Parmi eux, VOUS ÊTES ICI, résidence de création pluridisciplinaire pour les jeunes diplômé·e·s (ou autodidactes!) menée en collaboration avec le Théâtre Aux Écuries, et qui marquera sa 12e édition à l'automne 2026.

Tous les détails : offta.com

Crédit photo : 
Philippe Latour (images 1 à 4) @phil_latour 
Rémi Hermoso (image 5) @remi.hermoso
Camille Gladu-Drouin (images 6 à 10)
@camillegladudrouin by @offtamtl
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4 months ago
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✨ Retour en images sur Imaginons sans limite ✨

Quelle belle soirée en collaboration avec @offtamtl !
Entre danse, spoken word, musique live et mode, les artistes ont partagé la scène dans un esprit d'improvisation, de rencontre et de célébration.

Merci à Samantha Hinds pour cette proposition rassembleuse, ainsi qu'à tous les artistes et au public qui ont contribué à faire de cette soirée un espace de créativité, d'échange et de découverte.

📸 ©RenataCarmo-@inaa.photo taken in Centre de Création O Vertigo - CCOV by @offtamtl
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4 months ago
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Samedi, le Bar du Centre du Théâtre d'Aujourd'hui accueillait Sarah Chouinard Poirier, Alegría Gobeil et Geneviève Matthieu pour une conversation autour de L'imaginaire comme résistance, animée par JJ Houle, co-commissaire de cette 20e édition du OFFTA.

JJ commence par interroger les artistes sur leur pratique individuelle.

Sarah Chouinard Poirier part de son travail en intervention en réduction des méfaits pour déplacer le regard sur la figure du zombie — trope consolidé par des images de corps courbés, figés que le spectacle médiatique transforme en divertissement macabre, effaçant les causes structurelles : pauvreté, logement, traumatismes, échec des politiques de santé. Iel trouve la figure attachante et puise dans les codes du cinéma d'horreur pour la réhabiliter.

Alegría Gobeil s'attaque aux fondements de la psychiatrie : le corps oublié, l'obsession de la prédisposition et de la génétique, la normalité qui est jugée et hiérarchisée à base de moralisme et de productivisme, le déterminisme biologique et l'héritage eugéniste. Une invitation à la méfiance, à la pensée critique et à la défense des contre-savoirs.

Geneviève Matthieu parle de la genèse de l'opéra d'or, du désir d'émancipation sous toutes ses formes — des disciplines, des pressions financières, de l'Empire de la création. Du besoin d'autonomie, de structures où les artistes vivent de leur art, et de poésie pour survivre.

La conversation est sérieuse mais portée par l'humour, la bienveillance et le bon vivant.

À la croisée de leurs pratiques, JJ tisse habilement le fil : comment témoigner de la mort et rendre hommage ? Comment entrer en contact avec l'invisible ? En quoi l'imaginaire nous permet-il d'offrir une fenêtre de respiration peut-être plus réelle que le réel lui-même ?
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En plus des spectacles et performances, le OFFTA a proposé des moments de résonance : une série d'ateliers et de conversations avec les artistes du festival et celleux soutenu·e·s par les différents programmes d'accompagnement de LA SERRE – arts vivants, tout au long de l'année.

Tous les détails sur offta.com

@genevieve_matthieu 
@alegriagobeil 
@sarahcpoirier 
@jj.houle taken in Centre du Théâtre d'Aujourd'hui by @offtamtl
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4 months ago
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Jeudi et vendredi soir à l'Espace Transmission, Alegría Gobeil présentait Except the Bloodline — un solo sur la suicidalité.

Loin du pathos de la souffrance auquel on pourrait s'attendre, une légèreté joyeuse, une assurance déconcertante et un détachement satirique. Alegría ne parle pas tant de suicide. Iel parle plutôt du désir de mourir.

Au-delà de la débauche du plaisir, de la fête et de l'excès, se déploie une perspective critique de la psychiatrisation. Sous un sourire de malice, Alegría grogne d'une rage que l'on ressent sans qu'elle ne soit manifestée.

Longue et fine bâche plastifiée étendue à même le sol, public de chaque côté, collé·e·s serré·e·s. Miroirs inclinés, faisceaux lumineux, plateaux de service en métal orné, cuillères tordues, lames de rasoir en série, eau de javel, livres sur la folie, vin, verres à pieds, et, provenant du fond de la salle, sous un microphone le son et l'odeur de steak qui cuit.

Il n'y a pas de top départ. Tout est déjà commencé. Bienvenue au banquet.

« Vous êtes responsables pour vous-mêmes. » Série d'indications, de soins et d'attentions.

Alegría sort une caisse de Gordon et distribue les verres. Ça rit, ça boit. L'artiste aussi.

A gratte son avant-bras jusqu'à ce qu'une marque rouge apparaisse. A parle de cicatrices — les vraies et les fausses — de l'anamnèse, cette véritable obsession qu'a la médecine pour la narration. L'autobiographie intelligible. Chercher dans les antécédents la raison d'être du ''mal''.

« Chez le médecin, on dit toujours la vérité » — alors par survie, il faut anticiper, préparer son récit, choisir ce qu'on dira ou taira. Cette figure de l'expert, moraliste, omniscient et tout-puissant, Alegría s'en déleste. Incompétent, pervers, eugéniste ! Il faut les séduire pour s'en sortir.

Le texte défile, dense, littéraire, épistolaire, médical et théorique.

↓ suite en commentaire

Tous les détails : offta.com
@alegriagobeil
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Texte: Marianne Rouche
Crédit photo: Eugénie Pigeonnier
@eugeonpi taken in Espace Transmission by @offtamtl
2
4 months ago
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Vendredi soir, à la Place de la Paix. Athena Lucie Assamba nous a convié.e.s au cœur de Cabaret Essence, espace intemporel incandescent. Un jam improvisé où la pensée danse et le corps rit.

Une invitation à se rassembler, au-delà des disciplines, au sein du visible et de l'invisible, vers des futurs ancestraux.

"We travel across dimensions in time."

Musique, poésie, slam, chant, danse, écoute et recueillement. Le cercle s'ouvre pour se témoigner mutuellement. Je regarde, du centre à la périphérie, la joie et la communauté nourrir le sacré.

«Terre mère.
Mère terre.
Sorcière.
Antenne parabolique.
Ancêtre en formation.
Libération.
Émancipation.
[…]»

Entre deux élans, Athena se tourne vers le public : « Quand vous pensez au mot African Futurisms, qu'est-ce qui vous vient à l'esprit ? »

Ce projet est coprésenté avec le Partenariat du Quartier des spectacles. Tous les détails : offta.com

Un grand merci aux artistes:

Athena Lucie Assamba 
Elli Miller-Maboungou 
Aïchatou Erna Labarang 
Donald Dogbo
Hempress Aurele
Nada
Tama : pape Ndiaye
Herman Ekane
Dashny Jules
Nda chi
Sam I Am
Aurele
Aicha
Kriss
Marie-Henderson 
Melina Pires
Abigail 
Rise 
Fampwezi, Kat 
Perle Akieta
Sikata Nguemta

@athen.a777 
@ellimillermaboungou 
@aicha_intuit.v 
@donald_dogbo
@hempress_aurele
@kehathmab 
@papetama 
@dashny_j
@ndachi237 
@samiammontolla
@_krissb 
@marieendherson 
@wemovethroughart 
@pinkymichel
@ana.iism
@fanmpwezi
@blkamor
@perleauthentic237
@sikataaa

@quartierdesspectacles_mtl
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Texte: Marianne Rouche
Crédit photo : Eugénie Pigeonnier @eugeonpi taken in Peace Park - Place de la Paix by @offtamtl
6
4 months ago
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Cette semaine, Sarah Chouinard-Poirier a transformé l'emblématique Rockette Bar en plateau de tournage pour JUDITH, spin off jamais diffusé du Walking Dead.

Espace confiné. Lumière rouge et bleue tamisée. Frontales, lampes torches et radios éparpillées. Accoutrement patiné, bouche ouverte, bavante, tronc incliné et bras ballants, un être au regard vitreux avance sur un tapis roulant avec une démarche lente et titubante.

Ne cessant de briser le 4e mur, Sarah nous propulse dans une série de scènes s'apparentant à des épisodes de série télévisée. Allers-retours entre l'artiste qui nous présente la performance, et JUDITH, qui n'a pas peur, mais qui tente de survivre dans un monde apocalyptique peuplé de zombies — êtres suspendus et errants, ni morts, ni vraiment vivants, pour finalement se transformer, en zombie pop-star jubilatoire et flamboyante.

Très vite, l'artiste, qui travaille en intervention et réduction des méfaits, pose le cadre : la performance parlera de drogue et de consommation. La relégation des personnes consommatrices au statut de morts-vivants et leur abandon systémique sont un échec politique. Les constructions médiatiques stigmatisent, nourrissent la peur et tentent de légitimer les campagnes de répression d'un régime prohibitionniste violent et meurtrier

Les mort.e.s sont partout et nulle part. Iels sont listé.e.s, énuméré.e.s, désigné.e.s par des lettres de l'alphabet. Présences liminales mais persistantes que Sarah, ou JUDITH, ou les deux, essaie de contacter.

Talkies-walkies, émetteurs portatifs, radio PTT... les canaux de communication entre les mort.e.s et les vivant.e.s sont nombreux et la matière sonore occupe une place centrale, autant dans la scénographie que dans le scénario.

Poussières, paysages apocalyptiques désertés, camps de survivant.e.s, laboratoire expérimental, drogues de synthèse, fluides, grognements, morsures, viscères et chairs en décomposition, infection, putréfaction, virus, contagion. 

↓ suite en commentaire

Aujourd'hui, c'est la dernière.
Tous les détails : offta.com

@sarahcpoirier 
@gambletron
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Texte : Marianne Rouche
Crédit photo: Eugénie Pigeonnier
@eugeonpi taken in Rockette Bar by @offtamtl
8
4 months ago
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Cette semaine, la salle intime du Théâtre Prospero accueillait les premières représentations de autoportrait d'un produit culturel, un spectacle d'une heure et demie qui pourrait en durer trois.

dada nous entraîne dans sa tête aux mille pensées et ressentis. Dans sa tête de petite fille qui aurait aimé être blanche. Dans sa tête et son corps de femme adulte qui se débat, sans pouvoir tous les nommer, avec les systèmes institutionnels, avec le pouvoir et le discours, avec la colère, la honte, le racisme, le patriarcat et la blanchité — dans une tentative de trouver des espaces de liberté et d'intégrité.

Métamoderne, hyper réflexif, honnête et cru. D'une justesse, d'une fragilité et d'une passion effroyable, le spectacle interroge, avec une intelligence et une maîtrise de langue poético-théorique peu commune, la parole et le potentiel discursif du langage, ce qu'il permet, jusqu'où il peut aller pour agir sur le réel, et là où il bute et enferme.

Comment se rendre intelligible ? Et pour qui ? Une recherche d'équilibre entre ce qui peut être dit, nommé, montré et l'espace qu'on doit laisser à l'ineffable, à l'indicible et à la fiction. Une tentative d'autolégitimation qui libère autant qu'elle peut contraindre et qui s'offre comme un refuge aux écorché·e·s vif·ve·s et aux hypersensibles.

autoportrait d'un produit culturel m'a fait pleurer. Il m'a pris au ventre et à la gorge. Il m'a laissée bouleversée, étourdie — avec l'envie de hurler mais de m'accrocher à la vie plus que jamais.

Et parce que mes mots ne pourront jamais faire justice à son projet, je vous laisse avec ceux de dada, dont la plume ne cessera de m'impressionner :

« ce spectacle c'est pour les comme moi, les comme nous, les maronneuses, les honteuses, les complexées, les frondeuses, les peureuses, celleux qui n'ont pas su rester barbare, les non magical negroes, les tiraillées entre le désir de respectabilité et l'envie profonde de dire allez tous vous faire foutre — ce spectacle c'est pour les transclasses racialisées, les black girlies qui savent pas danser, [...] »
↓ suite en commentaire

@beingdadaaa 
@thomas_penanguer

Texte: Marianne Rouche
Photos: Camille Gladu-Drouin @camillegladudrouin taken in Théâtre Prospero by @offtamtl
5
4 months ago
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