Instagram story viewer> @raphs_kino> Posts
108
followers
404
following
“Il n'y a pas de règles en matière de création cinématographique, seulement des péchés. Et le péché capital, c'est l'ennui."
Frank Capra (1897-1991)
POSTS STORIES REELS TAGGED
Ma critique de « La Cible » de Peter Bogdanovich (1968), le film est à voir sur @soonerfrance

Disponible en DVD, blu-ray et édition prestige DVD + blu-ray chez @carlotta.films

Photogramme de « L'Halluciné » de Roger Corman, 1963.

Photogramme de « Code Criminel » de Howard Hawks, 1931. by @raphs_kino
0
12 days ago
Download
Ma critique du film « Le Voyeur » de Michael Powell (1960).

Le film est à disponible sur @appletv , AMAZON PRIME VIDEO, GOOGLE PLAY MOVIE, ORANGE VOD et sur ARTE BOUTIQUE

Disponible en blu-ray chez @studiocanal.fr by @raphs_kino
0
22 days ago
Download
À l'occasion de la sortie de la saison 6 de « Slow Horses », je vous propose la critique que j'avais rédigée il y a un peu plus d'un an. 

« Slow Horses » est à voir sur @appletv et @canalplus by @raphs_kino
0
a month ago
Download
Ma critique de « Little Big Man » d'Arthur Penn (1970). 

Le film est à voir sur @paramountplus , YOUTUBE, @canalplus , CANAL VOD, AMAZON PRIME VIDEO, @lacinetek ,  @soonerfrance et @appletv by @raphs_kino
0
a month ago
Download
Ma critique de « Boulevard du Crépuscule » de Billy Wilder (1950)

Film à voir sur @lacinetek , YOUTUBE, @appletv , @soonerfrance , CANAL VOD, GOOGLE TV et  @rakutentv

Disponible en blu-ray et 4K UHD chez Paramount (la restauration est magnifique) by @raphs_kino
0
a month ago
Download
Ma critique du film LES CHEYENNES (CHEYENNE AUTUMN) de John Ford, sortie en 1964. by @raphs_kino
0
a month ago
Download
« The Mastermind », portrait d'un homme sans qualités.

Framingham, Massachusetts, 1970. James Blaine Mooney, un artisan menuisier sans emploi et qui ne semble pas être mû par l'envie d'en trouver un, décide d'organiser le braquage du musée local afin de dérober quatre tableaux du peintre surréaliste Arthur Dove avec comme objectif de les écouler pour se faire de l'argent. Toutefois, l'opération tourne très rapidement au fiasco et J. B. se trouve contraint de partir en cavale.

​Construit comme un film de braquage, le film de Kelly Reichardt s'éloigne cependant des poncifs du genre pour faire de « The Mastermind » un film plus intimiste. Ici, pas de fusillade, pas de course-poursuite, pas de panache. J. B. Mooney est tout au rebours des clichés des protagonistes des films de braquage classiques. En effet, le personnage interprété magnifiquement et tout en justesse par Josh O'Connor est mauvais. Mauvais dans l'organisation, dans l'exécution et dans la gestion de la suite du vol. Mauvais mari, mauvais père et mauvais fils. Il est, de surcroît, égoïste et lâche. D'ailleurs, sa chute est à l'image de tout ce que le film nous montre de lui : pathétique et sans panache. Néanmoins, bien qu'il soit bon à rien et mauvais en tout, j'éprouve, si ce n'est de la sympathie, une forme de pitié pour J. B.

​Si le scénario et l'interprétation des acteurs, en particulier celle de Josh O'Connor, sont excellents, la réalisation, la photographie et la musique le sont tout autant. En effet, la réalisation, relativement classique, est élégante et efficace. La photographie légèrement vaporeuse retranscrit bien, je trouve, l'ambiance des années 1970, tout comme la musique, largement inspirée du jazz par ailleurs.

« ​The Mastermind » est donc un très bon film, porté par un bon scénario, une réalisation élégante et efficace, doublée d'une sublime photographie et d'une excellente bande originale. Enfin, le film est porté par de très bons acteurs, Josh O'Connor en tête, qui définitivement confirme son talent.

Raphaël Demarco--Fraillon (écrit le 13/02/2026) by @raphs_kino
0
a month ago
Download
« Je suis réel. Parce que vous y croyez. Et je le serai tant que vous continuerez à y croire. »

​Capitaine Daniel Gregg (Rex Harrison)

« ​The Ghost and Mrs. Muir » est un film de Joseph L. Mankiewicz dans lequel, ô surprise, son goût prononcé pour la corruption de l'âme et son penchant misanthrope ne s'expriment pas.

​En effet, le réalisateur de « All About Eve » nous conte l'histoire de Lucy « Lucia » Muir, une veuve qui décide de quitter Londres et sa belle-famille pour s'installer avec sa fille et son employée de maison sur la côte, à Whitecliff. Là-bas, elle tombe sous le charme d'une maison inoccupée depuis quatre ans que personne n'a loué plus de vingt-quatre heures. Et pour cause, la maison est hantée par son ancien propriétaire, l'irascible capitaine Daniel Gregg, interprété tout en justesse par Rex Harrison.

​Cependant, cela pourrait bien cesser avec Lucy, personnage de femme moderne et indépendante brisant les carcans de la société victorienne du début du XXe siècle, magnifiquement interprété par Gene Tierney, qui ne se laisse pas impressionner par ce spectre bourru. ​Le film de Mankiewicz devient donc une œuvre touchante sur les relations entre les morts et les vivants, d'une douceur et d'une mélancolie incroyables, que ne manquent pas de souligner la très bonne musique de Bernard Herrmann et la magnifique photographie en noir et blanc de Charles Lang.

​Le film est également ambivalent sur ce qui est réel et ce qui relève du domaine du songe. En effet, cette réplique du capitaine Gregg : « Je suis réel. Parce que vous y croyez. Et je le serai tant que vous continuerez à y croire » sonne comme une injonction : être présent et vivant, être réel, ce n'est pas avoir un corps, mais être un souvenir. 

Ainsi, Lucy a pu totalement fantasmer sa relation avec Daniel uniquement par pure fascination pour ce qu'a été cet homme, un homme qui a peut-être servi à donner à Lucy la force de l'indépendance à une époque où les femmes étaient considérées comme des éternelles mineures.

​Un superbe film, mélancolique et touchant, qui possède l'une des plus belles fins de l'histoire du cinéma.

Film à voir sur DISNEY +

Raphaël Demarco--Fraillon (écrit le 21/03/2026) by @raphs_kino
0
a month ago
Download
 by @raphs_kino
0
2 months ago
Download
"Disclosure Day": to tell, or not to tell, that is the question.

Trois ans – quatre aux États-Unis – après son magnifique et bouleversant "The Fabelmans", Steven Spielberg revient, avec "Disclosure Day", à ses premières amours : la science-fiction et les extraterrestres. 

Quasiment cinquante ans après "Close Encounters of the Third Kind" ("Rencontres du troisième type", 1977) et plus de quatre décennies après la rencontre entre E.T. et Elliot, Spielberg ne s’intéresse plus tant à filmer la rencontre entre l’extraordinaire venue d’ailleurs et l’ordinaire d’une banlieue américaine, mais à l’effet que produirai une telle révélation sur nos sociétés. En effet, avec Disclosure Day la question ne réside plus dans l’existence ou l’inexistence d’une vie étrangère à notre planète mais dans la révélation ou la dissimulation de l’existence d’une telle forme de vie, de ses visites et de son exploitation par de grands groupes privés de sécurité agissant en sous-main pour le gouvernement des États-Unis.

Conçu comme un thriller paranoïaque dans la veine des films du Nouvel Hollywood, à la manière d’Alan J. Pakula — on peut songer ici à "The Parallax View" ("À cause d’un assassinat", 1974) et à "All the President’s Men" ("Les Hommes du Président", 1976) —,"Disclosure Day" emprunte à la fois au motif de l’organisation quasi secrète supplantant le gouvernement et aux codes du journalisme d’investigation, le tout ponctué de scènes d’action. Durant les 2 h 25 que dure le film, Steven Spielberg et David Koepp suivent les destins croisés de Daniel Kellner (Josh O’Connor), expert en cybersécurité et ancien employé de Wardex — une entreprise opaque mandatée par le gouvernement pour protéger ses secrets —, et de Margaret Fairchild (Emily Blunt), présentatrice météo pour une chaîne locale du Kansas aspirant au poste de présentatrice du journal télévisé. A priori, rien ne semble lier ces deux individus, mais c’était sans compter d’étranges phénomènes et capacités qui affectent Margaret. Ces événements vont déclencher une chasse à l’homme croisée impliquant Daniel, Margaret et Noah Scanlon (Colin Firth), le P.D.-G. de Wardex.

[SUITE DE LA CRITIQUE EN COMMENTAIRE] by @raphs_kino
6
3 months ago
Download
"The Man Who Would Be King" : un condensé de méthode coloniale.

Adapté d’une nouvelle de Rudyard Kipling — un auteur qui, dans ses œuvres, a beaucoup usé et diffusé les clichés coloniaux britanniques —, "L’Homme qui voulut être roi" raconte l’histoire de deux anciens soldats britanniques, Daniel Dravot et Peachy Carnehan, qui décident de partir à la conquête d’un pays légendaire et inexploré depuis Alexandre le Grand : le Kafiristan.

Outre le côté film d’aventure — très réussi — à la façon des "Mines du roi Salomon" (1950) de Compton Bennett et Andrew Marton, "L’Homme qui voulut être roi", dont l’intrigue se déroule au XIXe siècle aux Indes, est empreint d’un imaginaire colonial. Mais le film met également en scène les méthodes mises en œuvre dans le processus de colonisation.

En effet, il joue avec le fantasme européen de pays cachés, inexplorés par les Européens, ou qui n’auraient plus été foulés par les habitants du « Vieux Continent » depuis des siècles, voire des millénaires. À ce fantasme s’ajoutent les clichés associés au « Joyau de la Couronne », les Indes : un pays grouillant de monde soumis à des chaleurs tropicales accablantes. De même, la population du Kafiristan est dépeinte comme violente, crédule, superstitieuse, inintelligente et barbare, que les Européens vont pouvoir aisément abuser en jouant sur cette supposée naïveté.

"L’Homme qui voulut être roi" est également l’illustration d’une certaine méthode coloniale que les Britanniques ont appliquée dans certains pays afin de bâtir leur Empire et d’exercer leur domination, tant sur un territoire que sur une population. John Huston met en scène une stratégie qui s’est appliquée dans de nombreuses entreprises de colonisation : Daniel Dravot et Peachy Carnehan proposent leurs services à une ethnie ou une tribu. En favorisant ce groupe, ils s’allient une partie de la population, ce qui leur permet de mener des conquêtes sur les autres groupes sociaux. Ils jouent également sur les croyances locales pour être perçus comme des divinités et obtenir un pouvoir politique sur l’ensemble du pays.

[SUITE DE LA CRITIQUE EN COMMENTAIRES] by @raphs_kino
2
4 months ago
Download
"Pandora and the Flying Dutchman" est un objet cinématographique singulier. Réalisé par Albert Lewin en 1951, Pandora revisite le mythe du Hollandais volant, un navire fantôme condamné à errer sur les mers jusqu’à la fin des temps. Une légende qui est reprise ad rem dans la saga 'Pirate des Caraïbes' mais que le réalisateur choisit ici d’adapter en associant le destin du navire avec celui du marin lui-même Hendrick Van der Zee. Celui-ci est condamné à voguer sans but et ne peut faire escale que tous les dix ans, tant que la malédiction ne sera pas levée par l’amour d’une femme qui sera prête à mourir pour lui.

En 1930, l’année où se déroule le film, au terme de dix ans de navigation, Hendrick van der Zee jette l’ancre au large d’Esperanza, une ville espagnole fictive au toponyme ô combien évocateur : l’espérance, sans doute celle de Hendrick qui depuis des siècles cherche à se libérer de son fardeau. Toutefois, si ce fardeau est grand, un autre se greffera à lui en la personne de Pandora Reynolds, une chanteuse américaine à la vie sentimentale tumultueuse qui est fascinée par cet homme mystérieux. Lui voit en elle sa délivrance jusqu’à ce que l’amour qu’il éprouve pour elle le conduise à refuser son sacrifice, au détriment de son propre salut.

Pandora est un objet cinématographique singulier, singulier en 1951 et encore plus aujourd’hui. Albert Lewin a réalisé un film onirique, notamment grâce au décor d’Esperanza, véritable écrin qui présente au spectateur une Espagne fantasmée, presque hors du temps. La technicolor caractéristique des années 1950 participe également de cette impression d’irréalité, les couleurs légèrement pastels donnent l’impression que le film est drapé dans un espace onirique, que cette histoire est un rêve, une fable, raconté en voice over de narration, par un vieil archéologue. Cette narration semble par ailleurs distendre le temps ; en effet cette voix off rapporte alternativement des éléments au passé et au présent, rendant floue la frontière entre ce qui est et ce qui a été. Pandora est un rêve. Pandora est un grand film, une œuvre fascinante, envoûtante, unique et méconnue. Un rêve dans lequel je vous invite à entrer.

Raphaël D.--F by @raphs_kino
1
10 months ago
Download

Download All

Save the photos and videos currently loaded on this page.

0Photos
0Videos
Ready to download 0 / 0

Keep this tab open until your download is ready.

back to up