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[Chronique]

Coucou mes lectrices et lecteurs !
Je vous présente aujourd'hui “Au-delà du ciel” de Chloé Chevalier édité chez Robert Laffont.

Après “Les essaims” (que je n’ai pas eu la chance de lire, mais je vais certainement m’y intéresser), Chloé Chevalier retourne dans le même univers pour “Au-delà du ciel”, un roman Solarpunk plein d’humanisme et de bon sens.

Nous suivons deux personnages alternativement comme narrateurs, une femme spationaute avide de découverte et toujours égale à elle-même, puis un homme qui lui à laissé de côté ses ambitions de spationaute pour se consacrer à sa terre natale, menacée par la construction d’une base de lancement à laquelle il s’oppose en occupant les lieux par une ZAD.

Alors, le roman a beau être du solarpunk (de la SF positive), tout n’est pas rose et cozy, on aborde plein de sujets sérieux, tel que les relations entre capitalistes et gens simples vivants en harmonie, l’exploration de planètes, les découvertes scientifiques, l’amour, les non-dits, l’amitié, la remise en question, le droit à mourir, ou encore la solitude, le deuil, le handicap, le décalage temporel, la psychologie, les racines.

On peut également dire que c’est un roman de survie par plusieurs aspects.

Les personnages sont intéressants, tous avec des caractères bien trempés avec plus ou moins de tact, certains sont très direct quand d'autres arrondissent les angles. Le dialogue et la compréhension de l'autre sont également abordés.

Le worldbuilding est varié, on a des passages sur un territoire presque vierge, d’autres sur une planète très spéciale ou encore confiné dans un station spatiale.

Pour conclure, je dirais que c’est une lecture parfois sensible et dure, pleine d’espoir, de combats pour les droits humains, mêlant à merveille technologie et humanisme !

Swipe pour le 4ème de couverture ➡️

#livre #bookstagramfrance #audeladuciel #chloechevalier #editionsrobertlaffont 

🔑 Science-fiction • Solarpunk • Minorité • ZaD • Exploration spatiale • Vie dans l’espace • Humanité • Humanisme • Civilisation • Temps 

Service de presse offert, chronique non rémunérée.
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« Née un soir d’automne, avec pour ascendants une mère dépressive et un père absent, tout au long de ma vie j’ai dû faire face à un écran noir quand je tentais de me souvenir d’eux.
J’allais devoir apprendre à marcher à tâtons, les yeux mi-clos.
J’avais 2 ans lorsqu’on m’a déposée dans cette famille qui n’était pas la mienne.
Livrée comme un colis.
Mon maigre corps d’enfant était fébrile, mes pas hésitants. » 

Le joli-bois, Sujee Godard @double_ponctuation @sujee_godard @lu.et.adore 

Ce récit, inspiré de l’expérience de l’autrice, nous parle de l’enfance d’une petite fille placée en famille d’accueil pour raison de famille dysfonctionnelle. 

Lorsqu’elle arrive dans cette famille de substitution, deux autres enfants y sont déjà hébergés: Leïla et Yanis. 

Très rapidement, elle s’aperçoit que ce dernier n’est pas élevé de la même manière: Yanis subit les sévices de cette famille d’accueil qui devrait pourtant être aimante et offrir un havre de paix… 

« Les Hosberg enferment régulièrement Yanis dans sa chambre, le couvrent d’insultes et de coups. Une phrase revient régulièrement : «Retourne avec les gens de ton espece.» De quelle espèce peuvent-ils bien parler ?
[…]
Nous allons à l’école, côtoyons d’autres adultes; des institutrices, des parents d’élèves. Yanis est marqué sur le dos, les bras, les jambes. Personne ne voit ou plutôt personne ne dit rien. Je me demande comment c’est possible.
Ce silence aussi violent que les coups. Tous complices. »

Un lien de complicité profonde se tisse entre les deux, fait de compréhension, de soutien, de réconfort face à l’adversité; il y a aussi des jeux, des rires, de la légèreté quand elle est possible, et puis le joli-bois où ils se réfugient et s’évadent… 

« Nous, nous passons nos journées entières dans la nature, le cœur apaisé car la forêt est notre havre de paix. C’est un endroit magique, où l’on entend le chant des oiseaux, le bruit des rongeurs sous les feuillages, les insectes par milliers, la terre et les arbres. » 
Les années passent, Yanis quitte la maison, l’enfant qui grandit se rapproche de la mère de substitution et en apprend davantage sur l’histoire personnelle de celle-ci…

(Suite)
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« Rêver ce qu’on veut est un talent particulier. Je le lui ai envié. 
[…]
Pas du tout, a-t-il répliqué d’un ton indifférent. Vous savez, une fois qu’on commence un rêve, c’est fréquent qu’il ne se déroule pas comme prévu. Parce qu’un rêve, c’est moitié du conscient, et moitié de l’inconscient. Penser que l’on veut rêver de quelque chose, c’est du conscient. Mais ensuite, une fois qu’on dort, impossible de prévoir comment l’inconscient, le subconscient, va se manifester. »

Le couvreur et les rêves, Kyoko Muraka @actessud 

Une parenthèse enchantée, entre onirisme et poésie, rêves et vagabondages, imagination et fantaisie de l’esprit… 

Une douceur japonaise qui a la délicatesse d’un flocon de neige et la subtilité d’une fleur de sakura.

C’est beau, si beau, que l’on aimerait ne jamais quitter ces pages où rêve et réalité s’entremêlent… 

Est-ce un rêve réel ou une réalité imaginée dans le monde du sommeil? 

« -Dans l’océan vert de la plaine de la Beauce, au sud-ouest de Paris, la cathédrale de Chartres ressemble à une forêt de pierre. J’aimerais bien voir son apparence majestueuse de mes propres yeux.
De ses propres yeux, ou plus exactement de ce que ses yeux verraient en rêve. Pour Nagase, il semblait y avoir peu de différence entre la puissance du rêve et celle de la réalité. »

Le récit semble pourtant simple au départ, un couvreur vient réparer le toit de la maison de la narratrice qui est une femme au foyer et qui discute avec lui lors de ses pauses. Ils abordent le sujet des rêves et finissent par se fixer rendez-vous en songe, dans leur sommeil… 

Et c’est là qu’entre la magie onirique dans le récit! Car la fantasmagorie du rêve n’a pas de limites, de toits de temples japonais en tours de cathédrales gothiques françaises, la puissance des songes est tout à la fois enchanteresse, grandiose et somptueuse! 

Il y a des instants de beauté incandescente dans ce récit mais aussi de lumière dorée comme un soir d’automne sur la terre, comme une parenthèse enchantée qu’on ne souhaiterait jamais refermer… 

(Suite en commentaire) 
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Ce 7 octobre, ce sont trois #petitesconferences qui sont sorties chez @bayard_editions et que je souhaite vous présenter chacune sous sa photo respective, trois textes fascinants et intéressants: 
-Trous noirs et espace-temps, Aurélien Barrau
-Qui était Néandertal, Marylène Patou-Mathis
-Une brève histoire de l’IA, Daniel de Roulet

Mon coup de cœur est le texte d’Aurélien Barrau car le sujet me passionne, me captive et m’éblouit même, mais les deux autres ne sont pas en reste… 

Passez à la photo suivante pour en apprendre davantage 😉

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Trous noirs et espace-temps, Aurélien Barrau 

« Ces objets fascinants condensent à la fois des promesses scientifiques exceptionnelles et des résonnances poétiques singulières.
Observons-les avec humilité et appétence! » 

Le sujet nous dépasse tellement que je le trouve tout simplement subjuguant! 

Imaginez notre galaxie et au centre le trou noir Sagittarius A*, imaginez comment il s’est formé, comment nous avons découvert son existence… 

Mais pour en arriver là, l’auteur nous parle d’abord de philosophie, d’Einstein, de la relativité restreinte et de l’espace-temps, de la relativité générale et de la gravité… 

Tout cela peut sembler compliqué et inaccessible et pourtant… 

J’aime la posture de l’auteur que tout le monde connaît, astrophysicien, professeur, chercheur, docteur en philosophie et militant écologiste; j’aime la manière dont il pose les faits, dont il s’adapte à son public de jeunes… 

« La science ne comporte pas que du vrai ou du faux, elle est une invitation à la nuance, à regarder les choses avec un peu de circonspection, de délicatesse, de subtilité. »

J’avais lu, il y a quelques années, un livre de Stephen Hawking qui m’avait initiée à la fascination qu’exercent sur moi les trous noirs… et voici que je les retrouve à nouveau, si incroyablement présentés… 

« D’où viennent ces trous noirs? C’est une question importante puisque aujourd’hui nous savons qu’ils existent. Ils proviennent de l’effondrement des étoiles. Les étoiles très massives, typiquement cent fois plus grosses que le Soleil, finissent par mourir quand elles ont consommé tout leur combustible. À ce moment-là, plus rien ne peut empêcher
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« La neige couvrait encore le flanc des cimes : par moments, Abigaël avait le sentiment de progresser dans une carte postale en noir et blanc. Il lui semblait que si elle tournait la tête vers l’embouchure du fjord, les goélettes venues de France apparaîtraient au loin, chevauchant les vagues et affrontant les éléments […] »

Reykjavik ou les rivages du silence, Marie Roulleaux Dugage @marie_joudinaud @editions_maisonpop #voyagesvoyages @lu.et.adore 

C’est un récit qui nous emmène au pays du feu et de la glace, quelque part très au Nord, dans cette île battue des vents et entourée de mers… l’Islande. 

Trois temporalités, un lien entre la France et l’Islande, comme le racontait Pierre Loti dans Pêcheur d’Islande, roman qui est d’ailleurs mentionné dans ces pages, et une histoire qui se file comme la laine dans ces paysages de carte postale où le froid de la glace rivalise avec le feu des volcans. 

« On raconte qu’il n’y avait pas de campagne plus difficile que les pêches à Islande. On raconte que pour rapporter leurs précieuses morues, certains pêcheurs voyaient leur âme se transformer en glace, que ces hommes de la mer, ces travailleurs acharnés, devaient être prêts à tous les sacrifices pour embarquer vers les mers du Nord. » 

Trois temporalités, trois voix: Eileen, Abigaël Jean et Éric ou Jan et Erik… et puis ces voix se démultiplient, s’entrelacent avec d’autres… les histoires se croisent et s’enchevêtrent… passé et présent fusionnent comme feu et glace, sur cette terre du bout du monde. 

L’Islande, pays que j’ai eu la chance de visiter moi-même en hiver il y a quelques années, est ici mis à l’honneur par la plume de l’autrice et par ses quelques croquis qui émaillent le récit… 

(Suite en commentaire)
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[Chronique]

Salut mes lectrices et lecteurs :)
Je vous présente aujourd'hui “Le Bouffon de la Couronne Livre II” de Thibault Lafargue aux Nouvelles Éditions ActuSF.

Je l’attendais avec impatience ce deuxième livre du Bouffon de la Couronne vu que le premier tome était une pépite à la plume acérée et à l'intrigue captivante.

Et bien vous savez quoi ? Ce livre deux est encore meilleur !! C'était un vrai kiffe à lire, de bout en bout j’étais complètement plongé dans l’histoire de Sébrain alias Tirelangue et ses pérégrinations !

Nous suivons donc Sébrain, le bouffon de la couronne du Royaume de Ponance, envoyé par son roi servir le Sultanat de Levance, et cela ne sera pas de tout repos.

D’un décors de style européen nous passons ici à un environnement ressemblant au Moyen-Orient, dans une ville tentaculaire, Sébrain va être logé et retenu dans le harem du Sultan, un vrai nid de vipère où il devra se faire des alliés afin de de traduire une lettre écrite dans une langue perdue, mais aussi dans le simple but de survivre aux affres que lui fait subir certains personnages comme l’eunuque en charge du Harem.

Cette histoire est superbement menée par des personnages forts, écrits avec rigueur et passion, Tarin l’Arlequin est complètement fou et sublimement méchant, Malaïk’hâ, une future promise est impressionnante, Belladone est magnifiquement étrange, Terne l’Aphone est très attachante, entre autres fortes personnalités !

L'intrigue est forte, millimétrée, l’action est présente, l’espionnage et le calcul aussi et les pages passent presque trop vite, j’aurais adoré continuer ma lecture, heureusement que finalement un troisième livre est prévu, je sens que tout cela va finir de manière inattendue, déjà que notre cœur et notre esprit jouent aux montagne russes tout au long de ces deux premiers tomes.

🔻 Suite de la chronique dans les commentaires 🔻
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«Ces éléphants sont ma source d’espoir et de réconfort. Ce sont eux qui m’incitent à grandir et à me dépasser, eux qui me rappellent tout ce que ce monde a d’heureux. Avec les éléphants, on n’est jamais déçu. Vivre parmi ces créatures magiques est un privilège et une joie extraordinaires, dont je ne me lasse pas. Quoi que l’avenir nous réserve, je suis déterminée à me battre pour eux. C’est là ma seule certitude.»

La sagesse des éléphants, Françoise Malby-Anthony @thulathulareserve @editionsalbinmichel @lu.et.adore 

Direction l’Afrique du Sud, à la rencontre des éléphants de la réserve protégée de Thula Thula, gérée par l’autrice qui l’a fondée avec son défunt époux, Lawrence Anthony.

Dès les premières pages, nous faisons connaissance avec Frankie, la matriarche du troupeau, à laquelle on ne peut que s’attacher du fait de son caractère espiègle et bien trempé…

«Que faisait Frankie devant le portail?
Avec elle, il fallait toujours se méfier : notre matriarche au tempérament de feu était imprévisible. Elle avança de quelques pas en direction de la maison, fière, la tête haute. On aurait dit qu’elle était dans le jardin!»

La harde nous est dévoilée au fil des pages mais également les autres animaux qui vivent dans ce sanctuaire, notamment un rhinocéros, Thabo, dont le caractère bouillonnant ne peut que faire penser à un adolescent turbulent et fougueux…

«Thabo était la légende de Thula Thula! Son histoire, son amour des êtres humains et ses frasques avaient fait le tour du monde. Chaque famille compte un enfant ou un adolescent «à problèmes».»

J’ai aimé la manière dont l’autrice parle des animaux qui peuplent sa réserve; on sent qu’ils font partie de sa famille, de cette grande famille composée également de tous les membres de l’équipe qui travaille avec elle.

Ce roman nous permet bien sûr de découvrir  le quotidien de l’autrice, les projets qu’elle mène, ses objectifs, mais aussi les difficultés auxquelles elle a été confrontée, les épreuves et les doute; ce n’est pas une histoire rose et violette dans le bush, c’est une histoire réelle avec ces moments incroyables et beaux, mais aussi ces moments de deuils et de pertes…

(Suite en commentaire) 
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