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L'exposition Murs de l’Atlantique à Bellegarde (sur une invitation du Magma) a ouvert ses portes ! Elle est visible pendant deux semaines, jusqu’au 23. Si vous passez par Toulouse, faites-y un saut ! L’entrée est gratuite, il y a de nombreux imprimés en consultation (dont une belle sélection par le Magma) et il y a moyen d’imprimer des fac-similés de fanzines historiques de tekno avec l’imprimante à disposition.

Cette exposition met à l’honneur la pratique de l’auto-édition et celle de la free-party. Pour moi ces deux univers font partie d’une même dynamique - comme l’orga de concerts DIY, les cantines, les pratiques de radio : la mise en place d’espaces auto-organisés hors des circuits marchands qui valorisent la mutualisation des savoirs-faire et l’expérience collective, l’accessibilité et/ou l’économie parallèle, le soutien aux luttes, l’horizontalité, la libre circulation de l’information. Sans ces espaces (la scène punk, les infokiosques, les réseaux squat, les caves où se joue la noise, la teuf, etc) je ne serai peut-être pas là aujourd’hui. Ils m’ont permis de tenir debout dans un monde plus qu'hostile (lu quelque part : « on ne souffre pas de dépression mais du capitalisme »). Aujourd’hui, force est de constater qu’il y a de moins en moins de place pour ces brèches - chaque jour davantage criminalisées, sanctionnées, réprimées. Qu’il s’agisse de la perte de subventions pour des assos qui font du travail de terrain essentiel mais jugé « trop militant », pour celles et ceux qui rejettent l’idée même de recevoir des subventions mais qui se trouvent malgré tout traqué·e·s dans chacune de leurs tentatives, qu’il s’agisse de fermetures de lieux pour « raisons de sécurité » ou encore d’attaquer au portefeuille et dans leur chair celles et ceux qui participent pleinement à ces scènes. C’est une répression en roue libre qui s’acharne à éradiquer toute tentative qui ne sert pas aux logiques du capital. 
De quel monde voulons-nous ? Personnellement je n’arrêterai jamais de chercher à me battre pour ces espaces, pour essayer d’arracher à ce monde merdique des endroits où l’air est encore un peu respirable et la vie encore un peu désirable.
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