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« Les Contes d’une grand-mère : George Sand et ses petites-filles »

En 1850, pour sa première petite-fille, Jeanne-Gabrielle, George Sand écrit « Histoire du véritable Gribouille », une féerie d’abeilles, de bourdons et de génies. 
Après le décès de Jeanne-Gabrielle, George Sand ne reviendra au conte qu’en 1870, pour les filles de son fils Maurice, Aurore & Gabrielle. 
Notre Maison Littéraire George Sand en conserve le manuscrit.

Elle leur raconte ses histoires sur ses genoux avant de les publier en feuilleton. 
Le manuscrit de « La Fée aux gros yeux » ne compte que quelques ratures : la perfection dès le premier jet. 

Ces contes célèbrent la nature et parlent aussi aux adultes. « Les Contes d’une grand-mère » seront le dernier livre publié de son vivant.

🎬 Épisode 19/20
Maison Littéraire George Sand - Bordeaux.

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«La crème des naufragés : Edmond Plauchut »

« On me croit mort. Je vis ici. »

À Nohant, dans le petit cimetière familial, une tombe détonne : celle d’Edmond Plauchut. Aucun lien de parenté. Mais il doit tout à George Sand, jusqu’à sa survie.

Jeune journaliste, il ose écrire à la star des années 1840, qui lui répond six fois. Exilé après le coup d’État, il fait naufrage au large du Cap-Vert. Un riche propriétaire portugais, fou de George Sand, entend son histoire et lui paie le retour.

Il la rencontre enfin en 1860, à Sanary, et arrive à Nohant en 1865. Entre eux, une immense affection, rien d’autre. Il joue au théâtre, anime les marionnettes, chasse, et fait danser Flaubert travesti en femme, pour la plus grande joie des petites filles. Après la mort de George Sand, c’est lui qui veillera sur les affaires de la famille.

« J’ai tout perdu. Je n’ai pu sauver que quelques lettres de madame George Sand. »
Edmond Plauchut, au large du Cap-Vert

🎬 Épisode 18/20
Maison Littéraire George Sand - Bordeaux.

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« Le dernier grand amour de George Sand : Alexandre Manceau »

Graveur, ami de Maurice et de treize ans plus jeune que George Sand, Alexandre Manceau arrive à Nohant en 1849 comme secrétaire… et devient bien davantage. L’entourage est scandalisé, son fils le premier. C’est pourtant sans doute l’amour le plus heureux de sa vie.

En 1864, Maurice exige son départ. George Sand refuse de l’abandonner, elle partira avec lui, abandonnant sa demeure historique de Nohant. Le couple s’installe à Palaiseau, mais Manceau, tuberculeux, y meurt l’année suivante. Après la mort de sa mère, Maurice fera rayer de la correspondance toute trace de lui.

« Il aime, voyez-vous, comme je n’ai vu aimer personne. »
George Sand à Pierre-Jules Hetzel

Retrouvez le portrait de George Sand gravé par Manceau, dans le lobby de l’ @hotel.litteraire.le.swann 

🎬 Épisode 17/20
Maison Littéraire George Sand - Bordeaux.

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« George Sand et Victor Hugo, une amitié complexe. »

Elle, la révoltée. Lui, le pair de France couvert de gloire. Deux monstres sacrés qui ne se sont jamais rencontrés et qui, au départ, ne s’aiment pas. 

Puis, avec « Les Contemplations », Sand, endeuillée par la mort de sa petite-fille, découvre dans la douleur de Hugo pour Léopoldine, la profondeur et l’authenticité de son chagrin. 
Elle admire l’écrivain, il est impressionné par la femme.

En 1876, c’est pourtant son ami Paul Meurice qui représentera Victor Hugo et qui lira l’éloge funèbre que celui-ci avait écrit :

« Je l’ai aimée, je l’ai admirée, je l’ai vénérée ; aujourd’hui, dans l’auguste sérénité de la mort, je la contemple. »
Victor Hugo, message lu aux funérailles de George Sand, 1876

🎬 Épisode 16/20
Maison Littéraire George Sand - Bordeaux.

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« George Sand et la politique : le cas de Pierre Leroux. »

1835 : George Sand rencontre Pierre Leroux, figure du socialisme naissant, qui deviendra une forme de gourou pour elle. 
Brillant mais perpétuellement sans le sou, il va vivre à ses crochets durant plusieurs années : elle finance
« La Revue indépendante », l’imprimerie de Pierre Leroux, allant jusqu’à lui céder par une lettre, que nous avons dans la collection de la Société des Hôtels Littéraires, les droits en 1844, de « Consuelo » et de « La Comtesse de Rudolstadt ». 
La relation s’étiole sur fond de désaccords politiques, de textes antisémites de Leroux, et de lassitude de payer... 

« Je ne sais rien des affaires de Leroux. [...] Comment fait-il depuis tant d’années qu’il traîne ainsi son indigence volontaire sans jamais manquer de rien lui et tant d’estomacs à satisfaire ? »  
George Sand à Charlotte Marliani, novembre 1847

🎬 Épisode 14/20
Maison Littéraire George Sand - Bordeaux.

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« George Sand, Pauline Viardot et la musique dans Consuelo »

Paru en 1842 chez de Potter, “Consuelo” raconte l’ascension d’une jeune cantatrice Espagnole, contrainte de se travestir en garçon pour fuir à travers l’Europe. Dédié à Pauline Viardot, sa fille de cœur, le roman s’inspire d’elle jusque dans les traits de son héroïne : comme elle, Consuelo est décrite comme laide, un défaut que rachète une voix qui subjugue.

« Quel talent, nom de Dieu ! Quel talent ! [...] Je ne peux mieux vous comparer qu’à un grand fleuve d’Amérique. Énormité et douceur ». Écrira Flaubert à George Sand des années plus tard, ébloui par sa lecture.

🎬 Épisode 12/20
Maison Littéraire George Sand - Bordeaux.

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« George Sand et Alexandre Dumas fils : le goût du théâtre »

En 1851, Alexandre Dumas fils part sur les traces d’une comtesse russe dont il est éperdument amoureux, jusqu’en Pologne. 

La poursuite tourne court, mais dans une auberge, il tombe par hasard sur un trésor inattendu : la correspondance de George Sand avec Chopin. Il la lui rapporte, elle qui souhaitait la voir disparaître, elle  la détruira. C’est la manifestation la plus spectaculaire de l’affection qui lie l’auteur d’ « Indiana » et de celui de « La Dame aux camélias ». 

Elle l’appellera « cher fils », il lui répond « maman ». Elle lui confiera l’adaptation théâtrale de certains de ses romans. 

En février 1864, la première du « Marquis de Villemer » à l’Odéon est un triomphe, la famille impériale assiste à la représentation. 
Cette relation ne se démentira pas jusqu’à la mort de George Sand, en 1876.

🎬 Épisode 11/20
Maison Littéraire George Sand - Bordeaux.

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18
« George Sand, Venise & Alfred de Musset »

Au cours d’un dîner donné en 1833, François Buloz, directeur de la “Revue des Deux Mondes” a un plan : il place à côté de George Sand, déjà auréolée du succès « d’Indiana », une autre star de la littérature, un jeune dandy aux boucles blondes : Alfred de Musset. D’abord réticente à la séduction du poète, Sand finit par céder à son empressement et à ses lettres enflammées. 

De Fontainebleau à Venise, leur passion tourne vite au drame. Une semaine seulement après leur arrivée à Venise, fin 1833, Musset délaisse Sand tombée malade. Quand c’est au tour de Musset de s’aliter, George Sand veille sur lui sans relâche avec l’aide du médecin Pagello. 
Une fois guéri, elle renvoie Musset en France et reste à Venise, où elle écrit quatre romans en quatre mois. 

Les plus belles lettres de Musset ne suffiront pas à faire revivre cette passion hors du commun : 
« Ah ! George, quel amour ! Jamais homme n’a aimé comme je t’aime. Je suis perdu, vois-tu, je suis noyé, inondé d’amour(…). » 
Lettre de Alfred De Musset à George Sand - 1834

🎬 Épisode 10/20
Maison Littéraire George Sand - Bordeaux.

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30
« George Sand et la Vallée noire »

Ce n’est pas la tristesse qui donne son nom à la Vallée Noire, c’est sa densité. Au sud de Nohant, dans ce Berry qu’elle chérit tant, George Sand façonne un territoire autonome, teinté de mystique et de sorcellerie.

Avec « La Mare au Diable », premier tome de sa trilogie, elle n’écrit pas sur le monde paysan mais avec lui, mêlant folklore, légendes locales et patois berrichon pour donner naissance à un roman aussi novateur que moderne, où la Vallée Noire devient le cœur battant du récit.

🎬 Épisode 9/20

Maison Littéraire George Sand - Bordeaux.

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