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🍀 L’influenceuse 

Tammy et son petit ami Kevin embarquent pour un road trip à travers les USA.
Leur objectif est de developer leur (modeste) compte Instagram qui prône slow life, conseils nutritionnels et vie de couple authentique.
Quand Kevin revient seul, après plusieurs mois sur la route, le monde découvre la vérité qui n’a rien à rien avec les post inspirants de Tammy…

⛽️ J’ai adoré !

Inspiré d’un tragique fait divers, ce roman court et percutant permet à l’autrice de renouer avec le genre thriller (cf son excellent roman Prête à tout).

Je ne connaissais pas l’histoire des « vrais » Tammy et Kevin, je me suis donc plongée dans ce roman sans attente, juste pour le plaisir de voir où Joyce allait m’emmener (je suis prête à la suivre partout, soit dit en passant 😇).

Le récit est bien ficelé, les chapitres sont courts, les points de vue de tous les protagonistes sont mis en avant et le côté enquête sociologique m’a beaucoup plu.

Joyce nous montre, tout en douceur et sans jugement, la fausseté et l’hypocrisie des réseaux sociaux et l’aveuglement face aux violences sournoises…

En bref, une excellente lecture avec une fin absolument brillante que j’ai partagée avec la team Joyce bien sûr @alittlemorehappiness @ladyl_ivre @thebookshereads ☀️

Queen @therealjoycemaynard 🖤
@philippe_rey_paris 
@editions_philippe_rey 
#linfluenceuse #joycemaynard #roadtrip #bookstagram #lirecestlavie
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🇺🇸 »Tammy Partridge n’avait rien d’un ange. Elle voulait qu’on ne voit qu’elle sur internet, comme ces Kardashian. Des qu’elle a mis le grappin sur mon fils, elle a échafaudé son plan ».

➡️ Remarquable thriller psychologique de la grande Joyce Maynard ! Si vous aimez cette autrice, vous allez adorer ce roman.

C’est l’histoire de Kevin et Tammy, 24 et 23 ans.
Ils se sont rencontrés sur Tinder.
Leur projet ? Partir en van 🚙 pour un road-trip à travers les US et devenir ainsi des influenceurs connus en racontant leur périple.

On le sait depuis le début, ça ne s’est pas passé comme ça. Au départ tout va bien : des posts (nombreux) de p’tit dej de muesli coco, des dej de « tofu ferme ou de tofu soyeux », des « soins à la boue », yoga 🧘‍♂️ , randos et huiles essentielles… ils savent ce qui marche sur Instagram, ils font la chasse aux followers, ils se mettent en situation, montrent le visage d’eux-mêmes qu’ils veulent bien montrer.

Mais peu à peu Kevin trouve que c’est trop. 
Il rêve d’une vie normale, de sa vie d’avant et pense que Tammy devient instable et trop émotive. Il dit : « moi je crois que de temps en temps un mec viril a besoin de viande rouge » 🥩🥩 ! Horreur, malediction ! Ça ne peut pas être montré sur les réseaux ça !

Alors tout se grippe. 
Le conte de fée entre « deux âmes sœurs »qui vivent leur meilleure vie se désagrège. Les tensions s’exacerbent, les frustrations aussi. La pression, le stress s’accumulent jusqu’a provoquer le drame.

❤️J’ai dévoré cet excellent thriller en une journée !

Il nous embarque dans une histoire palpitante, pleine de rebondissements ! Il nous montre le dessous des cartes, le revers des réseaux sociaux, le règne des apparences, la dure vie de « fan » ou de follower, et surtout la grande solitude d’aujourd’hui.

Mention +++ pour le personnage de Roxanne, youtubeuse « en surpoids et legging polyester », flanquée de Valerie son bichon havanais ! Une fille qui vit sa vie par procuration au pays des réseaux sociaux.

❤️❤️❤️❤️Très bien mené. Édifiant. Un vrai page-turner !
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L’arène intérieure
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« Aujourd’hui, je suis à la clinique, parce qu’il faut des excuses pour vivre et que je n’en ai plus ».
Mais qu’est ce qui a bien pu pousser un jeune homme de 25 ans à demander son placement en hôpital psy ? Qu’est ce qui, alors que tout semblait lui réussir, l’a poussé à cette extrémité ? Et si, finalement, tous ses attributs de réussite, professionnels et sentimentaux, n’étaient qu’un leurre, une façade, un « faux-self » composé pour répondre aux exigences d’un milieu où les apparences priment, où tout n’est que superficialité, où jouer un rôle est la norme.
C’est en faisant le constat d’un effondrement intérieur que la décision s’impose à l’auteur. Récit de ces jours où, entre ces murs, il devra faire face à lui-même et à ses blessures intimes.
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J’aime les textes qui m’entrainent vers des rivages inconnus. Celui-ci, j’en ai d’abord redouté l’inconfort car, soyons francs, un internement en HP çà ne vend pas du rêve. Et pourtant il m’a bluffée, autant par la sincérité du propos que par la beauté de l’écriture.
On suit le narrateur durant ces jours d’hospitalisation, et en parallèle on l’accompagne dans son introspection. Peu à peu le masque qu’il s’était composé se fissure, et apparaissent ses failles, comme autant de plaies à vif. Des ruptures jamais digérées, une enfance malheureuse, des situations professionnelles maltraitantes, ou des épisodes dépressifs, autant de fragilités accumulées qu’il fallait à tout prix cacher, et qui peu à peu ont conduit l’auteur à ne plus se reconnaitre. J’ai beaucoup aimé ainsi cette notion « d’arène intérieure ». Elle dit le combat quele narrateur va mener contre lui-même, elle dit le combat contre les injonctions qu’il a fini par intégrer, contre cette version fabriquée de lui-même qu’il présentait au monde. C’est un espace de lutte, mais aussi de vérité, où les faux-semblants tombent enfin et où il devient possible de regarder ses blessures en face.
Il faut une sacrée dose de courage pour dévoiler ainsi des moments très intimes, pour livrer des blessures profondes, mais l’authenticité de cette parole fait que …
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Quelle tristesse d’apprendre hier le placement en redressement judiciaire de l’entité regroupant les librairies @furetdunord et @librairiedecitre 💔

Je leur dois tant de moments de joie.

D’abord, en simple lecteur, du temps que je vivais à Lille où le Furet, qui a longtemps été la plus grande librairie d’Europe, demeure une institution. 
Et puis, au moment d’apprendre la sélection de « Ce que je sais de toi » pour le Renaudot, quand je me trouvais au dernier étage de leur mythique succursale de la Grande Place. À quelques centaines de mètres de l’appartement où j’ai vécu de belles années. À quelques dizaines de minutes de monter sur scène pour recevoir mon tout premier prix : Le Première Plume.
Il y aura eu Lyon, ensuite, sur les planches de la @villa_gillet, où avait lieu la deuxième remise du prix. 
Et enfin, de nouveau Lille, en début d’année, pour une discussion croisée avec @ramskefi, auteur de Quatre jours sans ma mère et nouvel oisillon récompensé par ce très beau prix.

Si ces quelques souvenirs dépoussiérés peuvent vous donner envie de faire un tour dans les allées de votre librairie, c’est certainement le bon moment. Pour ma part, j’adresse de mon Québec mes meilleures pensées aux près de 600 salariés qui entrent dans une période d’incertitude que je devine éprouvante.
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