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Editions livres & projets éditoriaux
pour artistes, marques & institutions
direction éditoriale : @benoit_pelletier
Issu de @process_magazine
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Il y a quelque temps, j’avais écrit un papier sur le photographe Guy Bourdin, un créateur — il ne faisait que de la commande — que je trouve absolument passionnant.
Ses images sont brillantes, graphiques, tellement astucieuses. Ça claque. Je les adore, mais ce n’est pas, au fond, ce qui m’intéresse le plus chez lui. Ce qui m’intéresse, c’est le trouble qui naît de certaines de ses images — un assez grand nombre, pour être honnête — et peut-être la fragilité qu’on pourrait presque deviner derrière cette évidente maestria.
Ce que je trouve passionnant, c’est cette dualité : la capacité hallucinante qu’il avait à produire des images dont on garde un tellement grand nombre en mémoire, 50 ans plus tard, alors même qu’elles n’ont plus aucune fonction, et le petit garçon solitaire et têtu qui semble poindre derrière.
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Si Bourdin vous intéresse, je vous invite à lire cet article. Et je mets ici, dans les slides, un peu plus souvent que d’habitude, des extraits de ce papier, que vous pouvez évidemment retrouver en lien dans la bio.
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Pour aller plus loin : Le travail de Guy Bourdin fait l’objet d’un opus de la mythique collection Photo Poche chez @actessud_photo 

©️ The Guy Bourdin Estate, 2026 / @louisealexandergallery
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Une journée avec Aurore, dans un univers à son image : c’est foisonnant, riche, la créativité est partout, débordante : elle bouillonne. 
Un enthousiasme et une envie d’une fraîcheur folle. Et ce talent, qui déborde, qui subjugue.

Entre abstraction et économie de moyens, le travail d’Aurore de la Morinerie se distingue par une écriture du geste, où quelques traits suffisent à faire surgir une silhouette, un paysage ou un mouvement. À l’encre, parfois en deux passages de pinceau, elle capte l’essentiel. 

Artiste et illustratrice française basée à Paris, formée à l’École Duperré, Aurore de la Morinerie y découvre la calligraphie et la peinture chinoise, influences déterminantes dans son rapport au trait. Elle s’impose dès les années 1990 dans l’illustration de mode, collaborant avec de grandes maisons et des titres de presse internationaux. La commande constitue un terrain d’exploration à part entière. Chaque projet devient l’occasion d’aborder un nouveau sujet, d’ouvrir une documentation et de formuler, par le dessin, une réponse à la fois brève et précise.

Depuis plusieurs années, son travail personnel s’affirme plus nettement. Cette orientation trouve un point d’ancrage avec la publication en 2022, aux éditions Louis Vuitton, d’un ouvrage consacré à la mer Méditerranée dans la collection Travel Book. Ce projet marque un déplacement décisif vers un univers plus autonome, nourri par l’observation du monde sous-marin. 

📷 @benoit_pelletier
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Les rencontres d’Arles > 4 octobre. (image slide 1 : @rebekkadeubner )

Arles 2026 n’est pas encore terminé (jusqu’au 4 octobre), mais déjà l’heure est à parcourir en pensée certaines qui me reviennent en mémoire. Les voici. 

Ce n’est évidemment pas un palmarès, plutôt celles dont les images, les formes ou les histoires continuent de m’accompagner.

01 / Orianne Ciantar Olive / Les Ruines circulaires @orianne.ciantarolive 
02 / Olivier Metzger / Somewhere and Somehow @actessud_photo @modds.photo 
03 / Harry Gruyaert / A Sense of Place — Le sens du lieu @harry_gruyaert 
04 / Martine Barrat / Soul of the City — L’âme de la ville @martinebarrat @lagalerierougeparis 
05 / Lara Tabet & Yasmine Chemali / Le corps vitré / BMW – Art Makers @bmwgroupculture_fr @yasminechemali @laratabet 
06 / Shelby Duncan / House of Love / Fondation Manuel Rivera-Ortiz @shelbyduncan @37.2_nicolashuetgreub 
07 / Oleñka Carrasco & La Chica / Le Chaos qui me donne la vie. Atlas d’un pays imaginé / Prix Swiss Life à 4 mains @fondationswisslife @olenkacarrasco @lachicabelleville 
08 / Anne-Lise Broyer / Méditerranée. Est-ce là que l’on habitait ? @annelisebroyer 
09 / Meghann Riepenhoff / Lame de fond @meghannriepenhoff 
10 / Emma de Lafforest / Certains murmures / Galerie VOX @emma.de.lafforest @galerievoxarles 
11 / Flower Power / Alice Pallot, Anaïs Tondeur, Suzanne Lafont, Jiang Zhi & Matei Bejenaru @michelpoivert @beata.nowak.paris @suzannelafont 
12 / Rebekka Deubner / La terre amoureuse (se dit de la terre qui colle aux bottes) @rebekkadeubner @lesdoucheslagalerie 
13 / La nature d’Edward Steichen @letzarles 
14 / Il faut le croire pour le voir / exposition collective / Cultish Studio – Publicis Luxe / Les Collatéraux @cultish.studio @publicisluxe 
15 / Adrianna Wallis & Diane Esmond / Il restera la gravité / Galerie Anne-Laure Buffard / Hôtel de la Lauzière @adriannawallis @annelaurebuffard 
16 / Nathyfa Michel / Dans ma chair un pays @nathyfa_michel @festivaloffarles 

@armance.co  @2ebureau @christophwiesner_ @carlarbeccaria
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Je vous ai déjà parlé du travail de Jungjin Lee, avec sa magnifique série « Things », j’avais envie de vous montrer une série très récente «  Here », avec, une nouvelle fois un titre aussi à l’os que les images ( mais ça fait partie de ce que j’aime, précisément)

C’est une photographe coréenne (1961) qui vit à New York avec un travail qui tourne principalement autour du paysage. 
Ses paysages sont d’une sobriété radicale, avec une matière dense, des noirs profonds Surtout, ils sont davantage des espaces mentaux et méditatifs que descriptifs. 

Ce que j’aime avec Jungjin Lee c’est justement sa façon d’être là, de faire face au monde non pas dans une posture de conflit mais dans une posture d’ouverture pour faire du paysage l’expérience d’une présence plutôt que de la représentation d’un lieu.

Formellement cette série me fait penser - en creux - aux fameux Seascapes d’Hiroshi Sugimoto. Mais il y d’autres rapprochements : chez l’un comme chez l’autre, le paysage est débarrassé de presque tout ce qui permet de le dater ou de le situer. Mais leurs mouvements sont presque inverses. Sugimoto semble chercher un monde qui aurait existé avant nous et pourrait exister sans nous. Lee, au contraire, fait du paysage l’expérience d’une présence : être là, face au monde. Chez l’un, le temps profond ; chez l’autre, l’expérience intime du présent.
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« Somewhere and somehow » aux @rencontresarles > 4 octobre

À Arles, l’expo autour du travail d’Olivier Metzger et à mon sens une des plus touchantes. J’ai demandé à trois visiteurs, des visiteuses en l’occurrence, ce qu’elles en pensaient.

Le travail d’Olivier Metzger fait l’objet d’un ouvrage publié très récemment chez @actessud_photo.

© Olivier Metzger / Modds
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5 Artistes que j’ai dans l’œil en ce moment 
(image slide 1 : @_annamalagrida_)

1/ @juliette_agnel qui expose en ce moment  « What the Garden Whispers » à Venise avec @emmanuelledelecotais @photodays.paris @clementinedelaferonniere 

2/ @annecharlottemoulard qui s’aprête à sortir son grand projet : le livre « Stella » chez @foureyeseditions 

3/ Mehran Mohager @zaalartgallery vu chez @ithaque_paris récemment 

4/ tendresse pour @sgduchatellier dont nous avons publié le très beau « Une fable égyptienne »

5/ 1 /@_annamalagrida_ et sa magnifique série « Paris barricadé » à laquelle je pense très souvent @filigranes_ @rxslaggallery
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C’est cette image d’Anne-Lise Broyer issue de sa série « Méditerranée. Est-ce là qu’on habitait ? » une série au long cours qui voyage sur les rives d’une Méditerranée, où passé et présent dialoguent autour du motif de la ruine et de sa capacité à fixer le temps, un des grands sujets d’Anne-lise.

Dans cette série elle photographie les habitants et migrants, comme des statues antiques, cependant qu’elle fait des statues antiques de véritables portraits. 

C’est précisément ce que je trouve captivant dans cette image : on a sous les yeux le portrait incandescent d’une statue deux fois millénaire qui plante ses yeux dans les vôtres avec une intensité magnétique. On peut facilement imaginer une forme de détresse, presque un appel au secours. Un cri à travers le temps souligné par le contrepoint d’un noir et blanc très doux. C’est l’image d’un personnage vivant qui nous parle de très loin et dont le regard nous agrippe. On détourne les yeux. elle reste.
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🔗 Pour aller plus loin : notre entretien avec Anne-Lise Broyer est à lire sur process.vision.
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Cette image est à retrouver dans l’expo :
« Méditerranée. Est-ce là qu’on habitait ? »
@rencontresarles 
> 4 octobre
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Le - très beau - livre de la série et de l’expo est a trouver chez @delpireandco / https://www.delpireandco.com/produit/mediterranee-est-ce-la-que-lon-habitait/
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