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Does jet lag really need a flight? It’s a dislocation the body can feel — the body has arrived, but the mind lags a beat behind.

š‘—š‘’š‘” š‘™š‘Žš‘” š‘”š‘Žš‘Ÿš‘‘š‘’š‘› begins from the layered dislocations of this rooftop garden atop CTI PARK in Shenzhen: four decades ago, this land was farmland and wetland; today, green has returned in the form of a sky garden on a commercial rooftop. Works conceived elsewhere land here, carrying that gap with them. And on this same terrace, two clocks run side by side, never quite in step: one allowed to pass, the other held within a cared-for cycle.

The works arrive carrying the light and humidity of somewhere else, waiting for wind, rain, and sun to leave their mark. The exhibitionā€˜s path winds through three kinds of time: making measured time visible, setting cyclical time back in motion, and letting time occasionally go uncounted — inviting visitors to look up, and feel, even briefly, that disorienting sense of jet lag.

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šœš®š«ššš­šØš« Ā· deng qiwen (@qiwennd)
šžš±š”š¢š›š¢š­š¢šØš§ ššžš¬š¢š š§ Ā· HAAU architecture studio (@haauarchi) Ā· angela ka ki lee & elias vever

š š«ššš©š”š¢šœ ššžš¬š¢š š§ Ā· song difei (@song_difei)
šœšØšØš«šš¢š§ššš­š¢šØš§ Ā· evelyn li (@evelynnn49)

šØš«š ššš§š¢š³šžš š›š² Ā· CUZ ART & mil.lieux (@mil.lieux)
š¬š®š©š©šØš«š­šžš š›š² Ā· Futian District Public Culture and Sports Development Center of Shenzhen Municipality
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Available on our website 
šŸ“ø : @camsuwoo
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Quand les mémoires postcoloniales se rencontrent, elles découvrent des résonances inattendues. Cette premieĢ€re exposition rassemble des artistes qui transforment l'archive en matieĢ€re vivante, organique, en perpétuelle mutation.

L'archive coloniale a longtemps figé nos corps et nos territoires dans des récits de domination. Ici, les artistes la détournent, la déconstruisent, la réinventent. Comme dans le travail de réappropriation des cartes postales coloniales, nous retrouvons ce geste de reprendre possession de notre propre image, de réécrire les légendes qui nous ont été imposées.

Nos territoires partagent plus qu'une histoire coloniale : ils portent des gestes de résistance, de réinvention, de création. L'archive n'est plus un document figé mais devient un prétexte aĢ€ tisser de nouveaux récits. Entre les plantations caribéennes et les rizieĢ€res vietnamiennes, entre les diasporas forcées et les migrations choisies, se dessinent des cartographies sensibles qui défient les atlas coloniaux.

L’exposition Archive / Post Archive a confirmé ce besoin d'espaces de rencontre. Le public hanoïen a dialogué avec ces œuvres qui questionnent, transforment et réinventent nos mémoires collectives. Dans ce laboratoire, l'archive devient médium plastique, matieĢ€re aĢ€ performance, support de fiction spéculative

Sous le commissariat d’Éline Gourgues et de ĐoĢ‚Ģƒ TuĢ›ờng Linh, accompagnées par NguyeĢ‚Ģƒn Vũ ThieĢ‚n An, Kessy Paller-Bain et Mirla-Anaïs Buchert, ce projet a vu le jour avec peu de moyens mais une conviction forte : dépasser les catégories géographiques pour créer un réseau de pensées communes. Nous refusons l'exotisation de nos pratiques, la périphérisation de nos voix. Nous créons depuis nos centres multiples.

Cette exposition n'est qu'un début. Nous reĢ‚vons d'un collectif transcontinental ouĢ€ les sceĢ€nes postcoloniales se reconnaissent dans leurs questionnements plutoĢ‚t que dans leurs seules appartenances territoriales.

Texte : Eline Gourgues
Crédits photos : Manon Ficuciello, Nathyfa Michel, Nguyen Tien Anh Tuan, Claire Zaniolo
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