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DĆ©voreuse de livresšŸ“šet passionnĆ©e de voyagesšŸŒŽ
RƩdactrice @le_contre_hasard_
ModĆ©ratrice @lu.et.adorešŸ’›
Partenaire 2026 et 2025 @bayard_editions
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Ce roman polyphonique aĢ€ six voix est le premier volet de la suite algérienne dont le plus céleĢ€bre opus est sans doute Attaquer la terre et le soleil.

L’auteur a commencé par la chute, la fin d’un monde, d’une eĢ€re, la décolonisation et l’indépendance de l’Algérie, pour ensuite remonter le temps, aĢ€ travers les autres romans du cycle algérien, jusqu’en 1840, année ouĢ€ se tint le sieĢ€ge de Mazagran et eut lieu la bataille du col de Mouzaïa.
Cette fresque incroyable, dont certains romans ont reçu plusieurs récompenses, offre un regard sur la colonisation de l’Algérie, les conflits qui l’ont sous-tendue mais aussi la miseĢ€re aĢ€ laquelle les premiers colons ont été confrontés.

Cependant, dans ce roman qui ouvre la saga, il n’est plus question de l’indigence des colons originels, mais plutoĢ‚t de l’opulence de certains descendants, de l’arrogance et de la dureté dont ils ont fait preuve et qui les ont menés aĢ€ leur perte.

"C’était notre terre

quand je dis que c’était notre terre, je veux dire que nous ne l’avions pas volée, que nous en avions reĢ‚vé au temps de nos anceĢ‚tres, et que l’État français nous avait permis de concrétiser nos reĢ‚ves en nous vendant une bouchée de pain six cent cinquante-trois hectares de bonne terre africaine
– Te souviens-tu, Henri ?
six cent cinquante-trois hectares réservés aĢ€ notre seul usage, ça fait beaucoup de collines, de vallées, de bouquets d’agaves et de lentisques, d’oueds, de cailloux, d’oiseaux de toutes couvées, ça fait beaucoup de ciel et de nuages
– Te souviens-tu, Henri ?
ça fait beaucoup de sueur, de fatigue et de larmes, beaucoup de malheur et pas assez de joie, mais pour rien au monde je n’aurais voulu naiĢ‚tre ailleurs
c’était notre terre
et c’était ma terre, la terre sur laquelle j’ai commencé aĢ€ marcher, un soir d’été aĢ€ l’ombre des acacias et des palmiers […] "

#terre #algerie #colonialisme #polyphonie #lecontrehasard 
@mathieubelezi @le.tripode @read_to_be_wild
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Voix de la mer et voix du vent, voix d’aujourd’hui et voix d’antan, du peuple kawésqar qui habitait autrefois la Patagonie chilienne et dont certains descendants naviguent encore dans ses canaux maritimes.

Voix de la mer et voix des éléments, voix de nagueĢ€re et voix de l’enfant, Eskera, enfant-esprit qui vit avec son grand-peĢ€re, kéwe, dans une hutte sur le rivage.

Récit tour aĢ€ tour poétique et onirique, magique et chamaniqueĀ ; l’autrice emprunte mille canaux et détours, mille ruses et tours pour nous conter le passé, l’histoire de ce peuple dont les légendes hantent encore le littoral, soufflées par le vent, puissant et fort, les quarantieĢ€mes rugissants et les cinquantieĢ€mes hurlants, au large, dans l’océan Austral.

Roman-monde, l’histoire nous emporte au-delaĢ€ de la greĢ€ve et du temps, plus de dix mille ans en arrieĢ€re, aĢ€ la fin de la période glaciaire, aĢ€ la rencontre de ceux qui vécurent sur ces rivages, aux confins de ces territoires, et puis, plus récemment, quand les colons prirent pied sur le continent, envahirent la plage et les terres, asservirent, assimileĢ€rent et anéantirent, les voix, les vies, les volontés.
AĢ€ travers ce récit qui meĢ‚le réalisme magique et Histoire, tout un peuple prend vie sous nos yeux, sa manieĢ€re de vivre, ses coutumes, ses contes et légendes, et c’est un hommage que l’autrice lui rend par le biais des chants, des voix, des narrations, des voyages, aĢ€ travers les paysages et le temps.

Parle, parle, Eskera, chante les histoires d’autrefois, conte-nous encore la vie du peuple qui fut le tien et pour y parvenir, prends la voix de cette autrice venue aĢ€ ta rencontre, glisse-toi dans sa plume et dans ses pensées, irrigue ce récit et les canaux de Patagonie, pour qu’aĢ€ nouveau résonne, au-delaĢ€ de l’eau et du temps, la voix, les voix des peuples d’autrefois, peuples du bord du monde, parmi lesquels le tien…
La voix des Kawésqar.

#eskera #littérature #peuplesautochtones #mémoire  #lecontrehasard @berengerecournut @le.tripode @read_to_be_wild 
Le lien de la recension en bio
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Le monde a plus que jamais besoin de poésie ✨et celle d’Hollie McNish nous tend un miroir de sourires complices et de délicieuse insolence. šŸ¤

Ā« Tu atterriras, aĢ€ chaque fois ; alors ris, c’est absurde
combien d’instants t’ont déjaĢ€ été volés
combien de fois t’en as eu quelque chose aĢ€ foutre — trop
alors ris, assez fort pour déterrer les morts
ris jusqu’aĢ€ ce que meĢ‚me le plus brisé des cadavres en toi
se souvienne des chansons de cette chair. Ā» 

šŸ¤ā€¢šŸ¤ā€¢šŸ¤

@holliepoetry débarque comme une déflagration avec sa poésie fantasque et ses digressions cultissimes ! ā˜„ļø

Et c’est exactement ce que l’on veut et ce aĢ€ quoi l’on aspire : pouvoir avec [im]pertinence laisser la pensée vagabonder et avoir l’audace de l’écrire au moment meĢ‚me… ouĢ€ elle nous traverse. N’est-ce pas @read_to_be_wild ? ✨Cristallisation de nos discussions les plus passionnées en une seule phrase. šŸ˜‰

Ā« Fouler le chaos jusqu’aĢ€ ce que les fils se décousent Ā»

Ā« Les montres ne s’arreĢ‚tent pour personne
comme l’oiseau 
chante tes os tant que tu peux. Ā»

Je me dis toujours que je devrais arreĢ‚ter d’écrire dans ma teĢ‚te et mettre sur papier toutes ces questions existentielles, ces droĢ‚les de réflexions, cette intériorité foisonnante, indocile et débridée qui m’assaille ; ici, Hollie McNish le fait pour moi [pour nous ?] et je me régale. De ses contre-injonctions, du culte du corps tourné en ridicule, de ces « il faudraitĀ que Ā» qui nous collent aĢ€ la peau ; l’autrice dédramatise la sexualité, déconstruit tout avec une ironie mordante et enchante avec une prose aussi libre que profondément incarnée.

On se sent plus légeĢ€re et moins seule, mais aussi étrangement plus peuplée, en refermant chaque page de ce livre qui œuvre aĢ€ remettre du désordre laĢ€ ouĢ€ l’on nous avait appris aĢ€ nous tenir bien, aĢ€ faire taire nos corps, nos pensées, notre pluralité. 

šŸ‘‡šŸ‘‡šŸ‘‡ SUITE
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ReĢ‚veries de juin šŸ“ø

šŸŒ… le plus beau coucher de soleil sur les vignes.

šŸ¹un air de Provence, de grillons, de cigales, d’hier et de demain.

šŸ§ššŸ»ā€ā™€ļøLueurs vespérales. 

✨ Se sentir exactement au bon endroit. 

🌌 Trajet de nuit, pensées qui s’enfuient vers notre étoile filante Émilie. šŸ’« 

 šŸŽ‚ L’anniversaire de mon amoureux qui dans son cœur aura toujours 10 ans. 

šŸ’æ Billie Holiday all the day. 
Matin, journée, nuit. 

🐈 CaĢ‚lins & positions improbables by baby Georgette. 

šŸˆā€ā¬› šŸ”–Quand tu te demandes ouĢ€ tu as mis tes post-it.

šŸ“š Lectures diurnes, lectures nocturnes.

šŸŽžļø L’épisode de Black Mirror qui m’a [vraiment] émue.

šŸ–‹ļøĀ«Ā Loneliness is a very special placeĀ Ā» šŸ¤

šŸˆā€ā¬› 🐈 True story šŸ˜‰
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