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Journaliste, écrivain, photographe. Des heures de promenade, des photos uniques, des textes qui parlent à voix haute. Je suis THE FOUS DE BASSIN.
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UN LONG SILENCE, UN ÉPAIS NUAGE, UN ÉTÉ FUMÉ
Que dire ? Qu’écrire ? Que faire ? Aider, accueillir, réconforter. Écouter, partager, entendre. Hier soir, nous étions une petite quinzaine à écouter de la belle musique dans cette jolie maison de la ville d’Hiver où nous sommes régulièrement réunis. Des amis étourdis d’amitié, des bouteilles vides, des récits en français, en anglais, en lot et garonnais aussi. La patronne de la maison ressemblait à une chef de mission de la résistance. Les amis semblaient heureux. Nous fêtions mon anniversaire et l’orage. Peu avant, nous dansions ensemble sous la pluie sur les pentes de la ville d’Hiver. Mais ce matin, c’était encore l’été. Des hectares partis en fumée. une saison blanche et sèche. André Brink me pardonnera d’avoir utilisé le titre de l’un de ses romans parus en France, à l’époque, sous la collection Cosmopolite de Stock. La même qui a vu Zweig, Bashevis Singer; Elias Canetti et toute cette littérature offensive qui m’a ceinturée lorsque j’étais encore jeune et presque beau. Ce matin, au réveil, je ne savais plus quoi écrire. Je ne savais plus quoi vivre. Un long silence étreint Arcachon. Un long silence de funérailles. Je me dis que les vrais amis n’oublient jamais de donner des nouvelles. Et d’en prendre. La vie ne tient qu’à ce lien. A ce petit bout de curiosité humaine. C’est un week-end de juillet. Tout ressemble à novembre lorsque les gens s’écrivent car ils rêvent déjà de l’été qui vient. Cette fois, ils rêvent de novembre. Et de l’hiver à venir. Que s’est-il passé ? Où sommes-nous ? Ici, pas loin. Dans un nouveau monde que nous ne connaissions pas. Où il faudra tout recommencer. « Il faut reboiser le monde », écrivait mon écrivain préféré, Henry Miller. Cela ne m’a jamais paru aussi juste.  Je suis prêt. D’attaque. Et prêt à vieillir pour le faire... #arcachon #2026 #juillet #été #incendie🔥 @pauline_po.sv @fabienne.fabrer @fabricegirodon @fanny_arca @lacoorniche @cocktailsdecoco @cocopyla @1977pw @loulou_lalande_artiste @daniellichristine @monfraydaniele @dan_cath @christinetrommenschlager by @thefousdebassinnew
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16 hours ago
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UN JOUR DE JUILLET 2026…
Je suis né depuis 3 h 40 du matin. C’est l’heure à laquelle je me suis enfin couché. Les yeux plongés dans les images de nuit. Pas de SUNSET cette fois, ni l’observation douce de là presqu’île depuis la plage Pereire. Pas de dessins de nuit, ni même un collage, à peine quelques mots. Je venais de prendre un an devant les flammes, j’ai vieilli face aux flammes et à la détresse des soldats du feu. J’ai beaucoup écrit sur ce pays introuvable, sur ce décor absolu, sur cette terre et sur ces pins maritimes. Cette fois, le 24 juillet sonne grave, la tristesse se fait géographie. L’évacuation de tous les villages de la presqu’île du Cap Ferret a été décrétée. Tous partent en voiture ou par bateaux depuis Belisaire, Le Canon, le port de la Vigne ou Grand Piquey. C’est du jamais vu. La presqu’île sans humains. Le Bassin privé de vie. La fugue. Vers Bordeaux et Arcachon. L’abandon. Tourner le dos au paradis pour ne pas avoir à vivre l’enfer. Pour ne pas risquer sa vie. Il y avait l’eau qui menaçait par l’océan, ce sont les flammes qui obligent à fuir. J’ai eu cinquante-huit ans cette nuit alors que l’inquiétude s’épuisait partout. De Lège à Biscarrosse. L’été meurtrier. L’été scélérat. On ne ment pas avec la douleur. On ne peut pas. Car quoi qu’on écrive, elle est plus forte que Nous. Comme la nature. La physique du déferlement. Comme une vague voulue par les flammes. Le soleil rouge. Les yeux rouges. Les nuits rouges. Ce que nous avons vu et ce que nous voyons, tout donne l’impression d’avoir atteint le bout du paysage. Je n’ai pas grand chose à offrir aujourd’hui. Mon énergie et mon sourire à tous ceux qui en auront besoin. Et mon soutien comme mon admiration aux pompiers. Je n’ai jamais éteint un incendie. Mais peut-être qu’en soufflant quelques bougies… #arcachon #2026 #24juillet #été #pompiers @les_caillocs @pauline_po.sv @fabricegirodon @fabienne.fabrer @fanny_arca @capcorine @loulou_lalande_artiste @graqllt @fpelliss @lespiedsdanslesabledubassin @arcachon_lovers @cafejustin_arcachon @cocograny @hept_supht @bleuslesyeuxisabellea @villa_lesgrandspins_pyla @francoisdepenoux @francoisdebrugada @bellangerlaurent @pascal_bataille_ @collectikon by @thefousdebassinnew
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2 days ago
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LES HEURES CHAUDES DU FEU ET DES PÉRILS 
Ceux qui ont connu l’été 2022 savent reconnaître l’odeur de brûlé que propage le vent. Hier après-midi, ce fut elle qui me tira de la sieste. Puis la découverte d’un panache dans le ciel. Puis les nouvelles tristes venues du Nord-Bassin. Les photos de la nuit étaient très impressionnantes. Les SMS échangés d’une rive à l’autre témoignaient de cette vive inquiétude qui ravage le sommeil. Et puis, les pensées qui vont vers ceux qui combattent et ceux qui évacuent. Le feu très virulent qui sévit depuis mercredi près du bassin d’Arcachon a désormais parcouru quelque 2000 hectares et a conduit, aux premières heures de jeudi, à l’évacuation d’environ 7000 personnes supplémentaires, a annoncé la préfecture. Les heures chaudes à venir et le vent scruté à la loupe. Vigilance rouge incendie disait-il. Nous y sommes. Jeudi 23 juillet. Les pompiers sur tous les fronts partout en France et en Europe. Ailleurs est aussi chez nous. Là où la nature part en fumée. Cet été est le plus bruyant qui ait jamais existé. Pas une seconde d’un joli vertige. Que du qui-vive. Regards vrillés, souvenirs noirs, le ciel tombe. L’air sans épaisseur. Pleine brume marron dans un bleu sans nuages. Toujours pas de pluie. Ce week-end dit-on. Du coin de l’œil, observer l’horizon. Des hurlements silencieux en bouche. Faire front. Faire face. Il ne sera pas facile d’être léger aujourd’hui. Les mots prennent congé. Attendre, guetter. Vous qui passez par là, laissez une fleur. Tout repousse. Même l’espoir. #arcachon #2026 #incendies #juillet #pompiers @les_caillocs @pauline_po.sv @daniellichristine @dan_cath @fabienne.fabrer @fabricegirodon @fanny_arca @loulou_lalande_artiste @rockniodeattitude @capcorine @lespiedsdanslesabledubassin @arcachon_lovers @sapeurspompiers33 @christinetrommenschlager @seniorbubu @cocktailsdecoco @cocograny @un_ete_au_ferret @1977pw @terra_lemon @collectikon @hept_supht @cafejustin_arcachon @clubplagepereire @oceane_pascale @jessica_navarro_33 @leshallesdarcachon @claudebarth65 @villa.lechantdes4sirenes @villa_lesgrandspins_pyla @hotellatecoere @yannbourgeois @lynda_vrlt @julien_babian by @thefousdebassinnew
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3 days ago
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PHRASES, BANDE SON, NOTES ET RODOMONTADES 
Un jour de plus en juillet, grève du post hier mardi suite à un mouvement social qui m’a conduit d’une cabane à huîtres jusqu’à La Suite. Je fus bivalve et blanc sec, Travolta et poète de nuit. L’espoir incrusté dans le visage. Les délices des instants choisis. Légèreté et rigolade. Le lendemain matin, j’entendais encore la voix de mes rêveries. Je sais sans nulle peine écouter mes semblables, c’est ma manière de leur faire la charité. Au café du matin, une jeune fille à sa mère « c’est un miroir maman ? ». Et sa mère de lui répondre plus que sérieusement : « non ma puce, c’est un téléphone ! » Un peu plus loin, à deux tables, un couple joue au UNO en amoureux. Je ne savais pas que l’on pouvait y jouer qu’à deux. Je relève quelques données, j’établis quelques analyses statistiques, je formule des hypothèses, m’inquiète de légitimes questions éthiques. Peut-on ainsi espionner les autres et écrire ce qu’ils s’échangent sans violer la loi sur l’intimité. L’été ne permet pas tout. Mercredi 22 juillet. Est-ce encore la journée des enfants alors qu’ils n’ont plus école ? Beaucoup de questions et lecture d’un roman américain au titre opportuniste : Les Réponses ! La démagogie littéraire n’a plus de limites. J’observe un homme lire le journal. Derrière l’actualité, ses yeux cadenassent l’horizon et braque le regard des passantes. Combien d’innocentes histoires imaginaires ai-je devant moi à ma disposition. Chaque minute débute comme un roman. A travers ma fenêtre de chambre ce matin, j’aperçois un ciel d’Italie. C’est le pays que rejoignent en majorité les exilés fiscaux français. Moins de taxes, plus de pâtes. Peut-être le choix de l’élégance. Une mode ? Un passe-temps. Écrire m’a réveillé. Deux jours pleins avant une année de plus. Ma brève histoire du temps. Deux derniers jours de mon âge. L’occasion de vivre de profil et de rejoindre l’eau prodigieuse de Pereire. J’imagine les pêcheurs bondir sur une plate, d’autres calfater leur bateau. J’imagine la vie d’après. Celle qui n’a pas encore commencé. Vivre, c’est effacer les haines malheureuses. Certaines sont tenaces. Soleil du matin. Un léger voile de bonne humeur. by @thefousdebassinnew
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4 days ago
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GOÛT, GOAL, GARS ET CARTON BLOUGE 
C’est fou comme la neige tombe dans les pages des écrivains islandais. Il faudrait en placer quelques exemplaires dans le ciel pour nous assurer une pause fraîcheur. À présent, c’est un éternel été qu’il y a lieu de redouter ici sur le Bassin. Peut-être devrions-nous songer à vendre des gouttes de pluie en flacon. Un commerce d’avenir. La coupe du monde s’est éteinte hier soir à New York. Un Mondial 2026 dont il y aurait beaucoup à dire. La Roja arrache une deuxième étoile, à Madrid la fiesta a résonné toute la nuit. L’Espagne a été sacrée hier soir en jouant au football aux dépens de l’Argentine de Lionel Messi qui guettait un signe de Dieu. La Roja a conquis sa deuxième étoile au bout d’une finale poussive, avec un but de Ferran Torres en prolongation, alors que l’Albiceleste a été réduite à dix après le carton rouge d’Enzo Fernandez. Coup de sifflet final donc, pour cette Coupe du monde de la démesure, et certainement aussi pour le capitaine argentin de 39 ans, qui disputait vraisemblablement son dernier Mondial. Le jeu a finalement triomphé de l’anti-jeu. C’est heureux et Donald Trump a dû prendre sur lui en remettant la coupe à un pays qu’il avait copieusement sermonné lors du sommet de l’OTAN à Ankara dix jours plus tôt. Voilà c’est fini. Mbappé sacré meilleur buteur. La France s’ennuie déjà. Dans quelques jours, je grimperai sur le cheval de ma cinquante-huitième année. Je ne jouais déjà plus au foot sur la plage, oserai-je le surf ou plus simplement le badminton ? Je suis né dans les années 60 juste après un mois de mai tonitruant, en juillet, en plein été, un mercredi, devenu le jour des enfants. L’été me siffle comme on le fait pour un flirt. Je voulais retrouver le grand vent qui souffle, fouette et rend vivant. L’été, c’est toute la lumière du monde. Des couleurs saturées. Des aveuglements en pleine rue lorsque le soleil frappe au visage. L’orage ne gronde pas encore. Un été plus vieux, un été heureux ? Je le saurai dès vendredi. La veille d’un week-end. Juillet m’emportera sur son dos. Je m’accrocherai à lui. On ne tombe pas en juillet. On galope ! #arcachon #2026 #58ans #juillet #espagne🇪🇸☀️🌴 @pauline_po.sv by @thefousdebassinnew
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6 days ago
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LUTTE DES STRASS, TONGS, CLAQUETTES ET CHAUSSETTES BLANCHES 
Faut-il vraiment revenir sur le dernier match de l’équipe de France ? La petite finale, la petite porte, des joueurs pris en flagrant délit de démission. Didier Deschamps rêvait sans doute mieux pour son ultime management. Les supporters français aussi. Une première mi-temps honteuse, puis un réveil, finalement un score de tennis très Wimbledon pour terminer à la quatrième place derrière les Anglais. Les doigts de pied en étendard. En sandale de plage. Je l’avoue, je n’ai pas regardé jusqu’au bout. Les grognements au loin suffisaient à me bercer. Encore une finale ce soir, puis ce sera le plein été. Les commentateurs-philosophes vont enfin être privés de micro. Quelle joie ce silence à venir. Plonger dans l’eau dès cet après-midi et oublier à jamais les montagnes de bêtises entendues pendant cinq longues semaines. Retrouver l’air vif de l’audace. Trop de foot tue le foot. Ah ces petits analystes de canapé, ah ces petits prodiges de l’expertise, ah ces jours de lenteur vissés au poste, certains auront besoin de prendre l’air et de s’enlacer dans le désert de leur propre vie. Bref, c’est dimanche, lueur, sève, source, limbe, trace, pulpe et clarté. Retour à des chorégraphies souples, aériennes et voluptueuses. Retour à la vie réelle, celle que personne n’aime vraiment vivre. Trop d’opium dans l’air, trop de nouvelles églises, trop de gourous dans le paysage, trop de tout et surtout de rien. L’imagination de l’époque attribue sans cesse des origines miraculeuses à tout ce qu’elle ne comprend pas. La leçon de cet ultime match est que l’on passe du scandale au génie en seulement quelques secondes. Nul besoin de sociopathes pour éclairer le monde. Les crétins sont toujours facilement identifiables. Les pousse mégots en font toujours des caisses et c’est à ça qu’on les reconnaît. Dimanche 19 juillet. Jour de messe en Espagne et en Argentine. Le vin divin aura un drôle de goût. Les prières seront nombreuses. Que feront les touristes dans les rues d’Arcachon ? Ils poursuivront leur fashion week. Claquettes frappant le sol, tatouages ostensibles, transpiration rageuse, le torse proche du nu, un été lunaire. by @thefousdebassinnew
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7 days ago
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UN JOUR, UN SOIR, TROIS NOTES ET QUELQUES RÉVOLUTIONS 
Sans faire de bruit ou presque. Une journée ordinaire qui dévisse et qui soudain chante et tonne. D’abord face à un vieux groupe de rock encore bien vert sur la place Thiers, puis face à la mer en compagnie d’une grande amie au sourire d’été. Chacun assumait tout du monde et de notre humble condition. Chaque personnage de cette soirée figurait au générique d’un film en vie. L’été avait subitement retrouvé des couleurs, de la vigueur, du son et de la maïeutique. Il y avait dans l’air beaucoup de questions et quelques débuts de réponses. Tout était agréable et simple, sincère et vrai, encourageant et juste. Il fut rapidement une heure du matin et nous avons décidé d’en rire. Comme pris dans les phares de l’adolescence. L’aube a surgi comme par enchantement et je chantais encore Wonderwall du groupe Oasis. Un café plus tard, j’avais rajeuni. Un moment ne tient qu’à très peu de choses. Le désir de le vivre et l’engagement plein de le faire naître. Et puisque chacun avait aujourd’hui raison, je décidai qu’ils avaient sans doute tous tort. Un vieux doute méthodique, un pas de recul devenu métaphysique au fil des ans et de l’expérience accumulée. Je voulais écrire un livre sur les anonymes qui ont tout vu et tout compris. Avec cette différence tant inscrite dans les gênes de l’époque, c’est qu’aujourd’hui, ils le racontent. Un week-end de juillet. Un de plus. Sans fête nationale. Dimanche soir, un pays exultera. Ce sera l’Argentine ou l’Espagne. Cinq semaines en ballon c’est long. Certains en ont fait même un roman. Quelques mots placés ici comme un tiercé. Je joue gros. Je ne parle pas des mots mais de cet avenir bâti en phrases qui vient et qui repart je ne sais où. Un samedi d’été comme un nouveau dimanche. Chaque minute est fériée en été. Chaque jour est un week-end. Chaque soirée est une vacance. Un instant qui joue avec la montre. Tic tac, tic tac, il est l’heure de vivre. #arcachon #2026 #weekend #juillet #canicule @pauline_po.sv @fabienne.fabrer @fanny_arca @fabricegirodon @julien_babian @ilegalbijoux @cafejustin_arcachon @loulou_lalande_artiste @eva.cahu @hept_supht @villearcachon @arcachon_lovers by @thefousdebassinnew
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8 days ago
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SUMMERTIME, JULY, BEACH-VOLLEY AND THE PERFECT SWING 
Voilà un titre qui laissera en plan tous ceux qui rêvassaient en cours d’anglais et qui n’avaient d’yeux que pour la cour de récréation et ses rencontres hasardeuses. Vendredi 17 juillet, l’été en plein cœur. Et cet orage qui se refuse à nous. Que vivre après le soleil ? Un amour frais ? Une relation torride ? Un séisme amical ? Une existence qui s’ignore ? L’impasse pourrait être une voie, le dénuement une révérence. Dans le creux d’une petite plaine herbeuse se tenait debout un optimisme fragile. L’espoir avait quitté les plages pour rejoindre le plus haut. L’errance climatisée des touristes faisait peine à voir. Une fatigue perceptible, une désinvolture affichée. C’était peut-être l’heure de mettre les voiles, de choisir le surf, de surmonter tous les chagrins inutiles. Je prenais des notes comme on arrache la vie. Tout devenait important, les paroles qui s’envolent comme les mots jamais prononcés. Je croisais des vagabonds de la vie et des trimardeurs les plus divers. Habitations imaginaires et désirs inavouables peuplaient les rêves de l’été 2026. Un été brûlé. Un brouillard fumeux recouvrait l’espèce humaine. Peut-être était-il temps de mettre la musique plus fort dans les rues. Laquelle voudriez-vous écouter ce matin ? #arcachon #2026 #juillet #été #photo @pauline_po.sv @fabienne.fabrer @fabricegirodon @fanny_arca @cocograny @cocktailsdecoco @loulou_lalande_artiste @cafejustin_arcachon @terra_lemon @ilegalbijoux @lepiqueniquedubassin @arcachon_lovers @lesbarons @aliceplume @emmanuelalibert @s.o.c.o.o.o.l @sophi_bassin_arcachon @sylvie.ing @inesdiego33 @1977pw @christinetrommenschlager @francoisdepenoux @franckgaget @villa_lesgrandspins_pyla @yattarcachon @kandixdeplumepudding @collectikon @clarapardoux_immobilier @claudinevergely @capcorine @daniellichristine @dan_cath @seniorbubu @barbieredarcachon @rockniodeattitude @hept_supht @graciannev by @thefousdebassinnew
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9 days ago
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SHOW FROID, GLAÇONS ET CAUSE FRAÎCHEUR 
Jeudi 16 juillet de l’an 26. L’anniversaire de mon papa. Je ne révélerai point son âge mais l’addition donne 11. Cela offre bien des possibilités. La Saint Elvire. Un prénom de théâtre. Décidément, ce jour cogne fort. Comme le soleil depuis des semaines. Ciel clair, l’aube est généreuse. Le café bien allongé. Saisi d’un peu de lait. Et d’un fond de sucre brun. Les premiers rayons du soleil ne tarderont plus à jouer dans mes rideaux bleus. Nous ne sommes rien en ce monde mais c’est déjà beaucoup. Trump parlera au peuple américain ce soir. Mais qui l’écoute encore. Je n’étais pas seul cette nuit, une syllabe s’est glissée dans ma bouche. Je suis d’humeur Baudelairo-hégélienne. Quand tu viendras, je serai presque heureux ai-je dit à un ami. Cela suffisait à son bonheur. Il sait que je vais également vieillir la semaine prochaine. D’une petite année. Cela aurait pu être pire. Il a ri je crois. Ce n’est jamais certain avec lui. Il aime les cerfs-volants et les jeux de raquette à la plage. On ne le refera pas du jour au lendemain. De toute façon, j’ai d’autres chats à fouetter et lui ne possède aucun animal domestique. Nous avons en commun là passion des contre-mondes. J’entends déjà le ronronnement des conversations au loin. Le cri des enfants et l’aboiement de quelques chiens. L’Argentine a encore triomphé. Sur le fil. Messi en messie. Trente-neuf ans au compteur. C’est bien au-delà de la retraite en matière de football. Comme les politiques en France. Toujours atteints par la limite d’âge mais jamais par celle des compétences. Elle est sans doute un peu facile celle-là mais elle fait un bien fou. Déjà la mi-juillet, l’été plastronne mais ne décolle pas. Il faudrait quand même songer à aller danser et taquiner un peu la piste. Autour de moi, des prairies sèches et crissantes. J’ai appris que l’écrivain Hermann Hesse était un adepte du nudisme. Comme Toulouse-Lautrec lorsqu’il venait peindre l’été à Taussat. Des anecdotes et des informations non essentielles. J’aime collecter ce qui n’est pas fondamental. Cela m’occupe l’esprit et amuse la galerie. Ainsi, les apéros sont moins névrotiques. Le rosé coule mieux.  Comme le monde. by @thefousdebassinnew
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10 days ago
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OLÉ, OLÉ, OLÉ ! FINALEMENT, CE SERA L’ESPAGNE 
Décidément, ce 14 juillet n’aura pas eu le goût escompté. Le feu d’artifice tiré hier soir sur le front de mer résonnait dans un silence de cathédrale. Nous venions de sortir essorés d’une véritable corrida. L’équipe d’Espagne fut parfaite, au rendez-vous, techniquement irrespirable, mentalement improbable, Mbappé et consorts ne pouvaient que constater leur impuissance, la désillusion fut grande mais le meilleur a triomphé. Je pensais aux gamins mouillant leur maillot à 150 euros de leurs larmes. Je n’avais pas d’avis plus tranché à offrir. La nuit fut donc silencieuse, docile, tant de superlatifs s’étaient soudain endormis. Avec la fin prochaine de la canicule et la défaite des Bleus, de quoi les Français allaient-ils pouvoir bien parler ? Ils n’avaient déjà plus le cœur à s’hydrater. Juillet déconcerte, juillet taillade, juillet impitoyable avec les rêves. Le cruel retour à la vie. Les audiences allaient chuter, les télés s’éteindre, comme les climatiseurs. Paris, Bordeaux, Biarritz, Arcachon, dans combien d’autres villes l’adolescence a été un âge adulte ? Je crois que le verbe qui convient le mieux à la narration n’est pas écrire mais de commettre un délit. La priorité était donc d’étouffer le cafard français. Il y avait ce matin comme un ciel d’airain. L’aube des doutes et des fatigues accumulées. Revenir à soi. En rien se compromettre. Les heures suspendues à venir seront radieuses. Après la foudre du football, les orages salvateurs. Écrire un peu de poésie c’est déjà faire un pas de côté. Pereire m’attendra. Je plongerai comme un gamin. L’océan est toujours une victoire. J’y sculpterai des phrases déferlantes. Une aspiration au dehors. Et à l’ailleurs. L’été, c’est aussi parfois la cérémonie des adieux. Et des rencontres improbables. Tout est possible l’été. Et généralement, même l’été n’en revient pas. #arcachon #football #juillet #été #2026 @fabienne.fabrer @loulou_lalande_artiste @pauline_po.sv @cocograny @coteferret @capcorine @1977pw @villa_lesgrandspins_pyla @arcachon_lovers @cafej by @thefousdebassinnew
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11 days ago
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FAITES NATIONAL, FAITES DÉFILER, FAITES AU MIEUX ! 
L’été s’engageait dans une voie trop étroite. L’été, un western qui ne met en scène que des hors-la-loi. Juillet suffoquait encore, il nous manquait cette petite lumière ravissante capable d’éclairer nos esprits. Jour de défilé, jour de football, jour de paix et de guerre. Sur la plage régnaient les regards. Tous obliques comme si le droit n’existait pas. Dernier défilé pour Emmanuel Macron, dernière Coupe du Monde pour Didier Deschamps. Dernier 14 juillet pour 2026. Dernière canicule ? Au loin, les arrondis des collines, les odeurs de feu, les embouteillages de juillet, les bateaux qui ronronnent, les campings plongés dans le stress du vent, la fraîcheur des églises, l’immaturité trumpiste, les larmes amères des andalous, la mémoire vive des Niçois, un Tour de France qui passe inaperçu, et des biches apeurées courant dans un décor d’apocalypse en pleine forêt de Fontainebleau. Le bal des pompiers au plus près des flammes, des feux zombies, les dissidences amoureuses, la bamboche des grandes vacances, la fatigue des nuits délicates. Les lèvres scellées, pas assez de mots à dire à ceux qui n’écoutent plus depuis longtemps. Des images à offrir aux regards. Des photos inédites. Des mots envoyés vers la marée haute. J’étais déjà en habit du dimanche. Et soudain, j’ai compris que nous étions mardi. #arcachon #2026 #football #juillet #été @pauline_po.sv @fabienne.fabrer @loulou_lalande_artiste @laplagedelatecoere @laurence.itey @terra_lemon @hept_supht @daniellichristine @dan_cath @cocograny @christinetrommenschlager @1977pw @cafejustin_arcachon @lewharfcapferret @capcorine @sophi_bassin_arcachon @sylvie.ing @ocean40202 @oceane_pascale @gonzalezsandrine @arcachon_lovers @fpelliss @ilegalbijoux @fanny_arca @popupcapferret @mirador_capferret @delartetdesvivres @monfraydaniele @fabianisonia @fabienneladepeche @un_ete_au_ferret @clubparadisopyla @barbieredarcachon @villa_lesgrandspins_pyla @francoisdhoury @huguetf @racines_du_belvedere @maison_honoris_causa by @thefousdebassinnew
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12 days ago
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MAIS QU’ALLAIS-JE DONC FAIRE DANS CETTE GALERNE ? 
Je l’ai guettée toute la soirée et le début de la nuit, je l’ai espérée, désirée, mais elle n’est pas venue. Sauf à connaître un léger coup de vent d’une trentaine de minutes vers 1 heure du matin. Elle, c’est la galerne. L’irruption brutale d’un air océanique frais et humide sous une masse d’air beaucoup plus chaude présente sur les terres. Plus dense, cet air maritime avance près du sol et soulève l’air chaud situé devant lui. La galerne, galarne ou galerno, est un vent de nord-ouest (noroît) froid et humide qui souffle en rafale sur l’ouest de la France, notamment en Touraine, dans le Berry, les Deux-Sèvres, les Landes, la Vendée, au Pays basque (où il porte le nom de enbata. Mais point de galerne et finalement une nuit tropicale. L’été mentait, les orages avaient disparu de notre horizon, la fête nationale s’annonçait transpirante, inspirante peut-être, déflagrante sûrement. Le présent paraissait discontinu, la forêt de Fontainebleau brûlait sur plus de 800 hectares, le jamais vu était devenu notre quotidien. Je luttais avec la nuit, j’étais bien loin de l’été et de ses plaisanteries miaulées. À fleur des peaux. Voilà où j’étais logé depuis quelques jours, là précisément et dans le ventre de la mer étincelante. Je rêvais d’une page écrite qui se tiendrait presque debout. J’avais lu « Premier Amour » de Beckett et « Dernier Amour » de Christian Gailly. J’avais en quelque sorte fait le tour du sujet. Le bal des pompiers avait déjà lieu partout en France depuis des jours et des nuits tant les fronts étaient nombreux. Les idées jaillissaient en moi comme du feu. Des pages de prose martelée d’éclairs. Et toujours pas d’orages. Que de la colère. Nous n’avions que notre histoire à disposition et elle n’était plus à nous. Des jours sans précédent. Comme si la vie entière devait aboutir à un feu d’artifice. Lundi 13 juillet. Les corps fatigués. Les mines défaites. La joie trempée de sueur. Les slows reportés. Toute sexualité vécue de loin. Trop chaud pour s’aimer. Trop lourd pour danser. La béance contemporaine. Mes veines d’un bleu vif assorties aux yeux. Ma peau burinée par l’astre monstrueux. Juillet brûlé vif ! by @thefousdebassinnew
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13 days ago
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