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Peaux en strates, 2025

Grès émaillé, quartz, bois, ficelle, vêtements

#contemporaryart #ceramics #ceramique #queerartist #queerness #artstudent #artgallery #artist #installation #sculpture #clothes taken in Beaux-Arts de Paris by @arthurpauly
70
2 years ago
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dix vagues taken in Paris, France by @arthurpauly
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11 days ago
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 by @arthurpauly
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24 days ago
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same ways taken in La Diva-des-Prés by @arthurpauly
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a month ago
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Ravi·e et honoré·e d’être nominé·e pour le Prix du Dessin Contemporain 2026 des @beauxartsparis 

L’annonce du/de la lauréat·e et la remise du prix aura lieu à l’amphithéâtre d’honneur le 24 Juin à 12h30

L’exposition aura lieu dans la galerie gauche du Palais des Études de 13h à 19h. 

Je serai ravi·e de vous y croiser !

J’aurai la chance d’exposer avec les artistes nominé·es :
@jeanne_bastien_ 
@lennacarleton 
@nahia.gregoire 

Merci énormément à @helene.gasnault en charge du commissariat de cette exposition, pour son regard et ses conseils ! taken in Beaux-Arts de Paris by @arthurpauly
33
4 months ago
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🏸⛰️🗻__⛰️🌋___? by @arthurpauly
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5 months ago
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taken in Marché aux Puces de Saint-Ouen by @arthurpauly
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7 months ago
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le personnage n’est pas une construction secondaire mais une opération de subjectivation différée, une tentative d’architecture transitoire pour un soi sans fond, un soi qui ne s’origine pas mais s’extrait, s’élabore, se performe dans le déplacement, non pas pour affirmer une essence mais pour cartographier des écarts 

le besoin d’être personnage ne procède pas d’une stratégie d’image mais d’un agencement complexe entre corps, langage, matière et regard - là où l’identité comme structure figée ne parvient plus à intégrer les régimes du discontinu, de l’intensité, de la fiction intérieure 

le personnage émerge comme modalité d’apparition pour ce qui ne peut advenir dans la linéarité du sujet, comme figuration instable d’une altérité interne, comme lieu d’inscription pour des forces qui n’ont pas encore de forme, pas encore d’adresse dans l’espace social 

être personnage serait une manière de négocier avec l’inadéquation, une méthode de traduction du soi dans un environnement qui ne prévoit pas sa forme, un dispositif opératoire où le sujet cesse de se représenter pour se configurer en tensions, en gestes, en présences 

il ne s’agit pas de masque, mais de seuil, pas d’identité, mais d’une fiction matérielle qui organise la visibilité du trouble, qui articule des fragments, des devenirs, des figures d’oscillation, que seule l’extériorisation performée rend pensables 

le personnage est une pensée en forme, non concept mais condensation d’affects, de gestes disjoints, une tentative de stabilisation provisoire de ce qui, dans l’être, échappe à toute clôture - non pas rôle, mais pli, interstice, point de dérive où le sujet se laisse traverser sans se figer 

c’est dans cette distance, dans ce désalignement fondamental entre soi et soi, que le personnage devient nécessaire - non pour résoudre, mais pour continuer à apparaître, à penser, à faire persister une forme de présence dans l’indécidable taken in Genève, Switzerland by @arthurpauly
10
2 years ago
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biodata, 2025

les yeux s’approchent de l’eau comme on approche d’un écran trop lumineux, la surface ne paraît plus lisse elle tremble légèrement dans la réverbération de la lumière, la mer ressemble à un vieux graphic engine qui calcule mal sa propre texture, des miettes pétrochimiques flottent partout poussière translucide fragments issus d’anciens objets domestiques broyés par les marées chaque particule glisse dans la masse liquide comme un voxel isolé dé·ri·vant dans une simulation océanique gigantesque la houle respire lentement, et la lumière transforme ce nuage synthétique en une matière potentiellement douce presque cosmique comme si le monde uploadait une nouvelle version V42.05 de lui même

En avançant un peu les courants deviennent visibles non pas comme des vagues mais comme des lignes de code hydrodynamique qui déplacent ces fragments dans l’espace la turbulence assemble puis disperse des constellations minuscules des archipels provisoires apparaissent disparaissent aussitôt la mer agit comme un procedural engine recalculant la map du monde à chaque instant - spawns autogérés/disciplinés - les débris industriels deviennent des points de calcul dans une géométrie liquide mouvante, un open world hydrologique où chaque microfragment agit comme un datapoint flottant autonome mais interconnecté

Par endroits certaines surfaces artificielles portent une vie minuscule bactéries diatomées cyanobactéries dessinent des pellicules biologiques délicates ces biofilms se déploient comme des modulations organiques sur les matériaux hydrophobes chaque particule devient alors un refuge inattendu une petite plateforme dé·ri·vante où le vivant improvise de nouvelles stratégies de co/para/meta/X-istenz au milieu de la matière technique, comme si la biosphère faisait du live modd·iel·ing sur ces fragments synthétiques

[suite dans les commentaires] taken in Beaux-Arts de Paris by @arthurpauly
7
7 months ago
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Playa all inclusive, avril 3025

PLA, pailles inox, cocktails, thon en boîte

les courges cocktails s’élèvent, comme des capsules fossiles d’un Eden uploadé, des simulacres végétaux extraits d’un rêve 3D, échoué sur le rivage d’un monde d’après, elles suintent lentement par leurs blessures métalliques, des fluides émotifs instables, des nectars de désir obsolète, chaque paille greffée, comme une antenne vers un serveur sensoriel effondré, capte l’écho d’un plaisir devenu data, les fruits sont des oracles de synthèse, ils chuchotent un langage prébiotique, où le goût n’est plus qu’un fantôme d’intention

au sol, les liquides colonisent le paysage, comme des entités vivantes sans squelette, des intelligences molles, éprises de dispersion, elles n’imprègnent pas, elles contaminent, dans une dramaturgie de la fuite chromatique, ce ne sont pas des couleurs, ce sont des protocoles affectifs en phase terminale, chlorobleu, lemonflare, menthe fossile, tout s’étend, comme une mémoire dysfonctionnelle du tourisme total, chaque goutte articule une syntaxe de l’excès, une poésie thermodynamique du melting tropique

à la périphérie, l’éponge veille, comme un drone domestique désaffecté, vestige d’un programme de rétention, elle ne capte plus que des résidus de gestes, une volonté d’absorption qui échoue dans sa propre forme, elle est le théâtre plié d’une lutte sans enjeu, un corps poreux, sans organe, face à l’indifférence des liquides, elle performe le fantasme du contrôle, dans un monde post-humide, elle est la servante inutile d’un rituel, dissous dans la masse

le thon gît dans son sarcophage d’aluminium, rituel archaïque d’un vivant implosé, la boîte entrouverte, comme une balise funéraire, émet encore des signaux de mer froide, l’animal n’est plus qu’un échantillon d’océan, réduit à l’état de denrée cosmétique, un non-retour en conserve dans l’horizon plastique de l’Anthropo-spectacle, ici, tout suinte, tout parle en silence, chaque forme est une relique activée d’un présent en boucle, une fiction comestible, où la matière pense son propre effondrement en slow ecology taken in Beaux-Arts de Paris by @arthurpauly
16
a year ago
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Peaux en strates (V2), 2025
Grès émaillé, quartz, bois, ficelle, vêtements
234 x 125 x 125 cm

[V3 Exposée à CRUSH 2026, aux Beaux-Arts de Paris]

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les matières arrivent sales chargées de sueur sèche de parfums cheap de nuits trop longues, elles traînent encore des torses inconnus des hanches pressées sur le dancefloor, les vêtements sont des peaux usagées et habitées, des identités en transit et pourtant rien n’est retouché rien n’est recousu rien n’est redressé pas de chirurgie textile pas de cosmétique réparatrice, le remploi reste brut comme une viande froide sortie du sac, la fibre garde ses cicatrices ses trous ses odeurs ses fatigues laisser la crasse parler laisser la matière décider

la courge grossit parce qu’elle est queen par nature, elle réclame du mélange du frottement des rencontres imprévues, iel mange iel avale iel incorpore iel digère ses propres états dans une autophagie lente - presque obscène - ce qui était à la marge remonte, jogging saturé de bitume robe poisseuse de fête et d’épuisement, la croissance est pâteuse lourde visqueuse elle fonctionne comme un estomac collectif, les identités se chevauchent se parasitent, la forme devient collision des genres un speed dating textile où chaque fibre repart modifiée

un care qui ne ressemblerait pas à une caresse mais à une retenue violente, ne pas intervenir ne pas corriger accompagner la pourriture lente respecter les biographies incrustées dans les interstices le polyester parle vitesse le coton parle fatigue le synthétique parle pétrole, le remploi devient un pacte sale une soft-politics de la non-capture et quand la masse respire toute seule il ne reste plus rien à porter les vêtements ont migré ailleurs avalés par le corps collectif, la nudité arrive comme un crash, persiste une nécessité grandir ensemble se contaminer fabriquer une croissance queer true/slow/magic/trash apprendre à vivre en$$emble dans une morphe chaude où tout se touche enfin

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Merci à tou·x·tes mes ami·x·es pour vos mots, votre soutien, vos corps et vos mains 🤍 taken in Beaux-Arts de Paris by @arthurpauly
77
8 months ago
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taken in Olonne, Pays De La Loire, France by @arthurpauly
66
8 years ago
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