Virtus c’est la nouvelle sensation du Guide.
Tout juste deux étoiles… et ça se sent.
Pas dans l’esbroufe, mais dans la précision.
Un service d’une douceur rare. Fluide, presque feutré, jamais démonstratif. On est accompagné, et non impressionné.
Le lieu, lui, est déroutant.
Presque déconcertant.
Atypique, presque à contre-courant des standards étoilés : un esprit bistrot lyonnais croisé avec un design un peu figé dans les années 90. Rien de spectaculaire, mais une vraie personnalité, ou du moins une intention.
Et cette sensation de n’avoir aucun code Michelin dans l’expérience hors assiette et service.
La carte des vins est intelligemment construite : jeune, vivante, avec quelques vraies pépites, et surtout des prix qui restent accessibles. Ça fait du bien.
Dans l’assiette, le niveau est là. Clairement.
Mais on reconnaît immédiatement une école.
Dressages, sauces, précision des jus, jusqu’aux casseroles au service, tout évoque une signature très identifiable.
Et c’est là que ça devient intéressant.
Parce qu’il y a énormément de très bonnes choses. Mais aussi une sensation persistante : celle d’un talent encore légèrement retenu.
Un deux étoiles qui pourrait aller beaucoup plus loin. Moins d’héritage, plus d’appropriation.
Moins d’influence, plus de voix.
Le mentor en esprit, Frédéric en émotion.
Qu’il quitte un peu les codes appris pour écrire les siens.
Virtus même loin pour les amoureux de l’ouest Parisien, est clairement une très jolie table parisienne, qui donne envie de revenir au dîner.
@restaurant_virtus @frederic_lorimier@camille.gouyer